Mayotte-élections cantonales : victoire de la gauche

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La gauche a remporté les cantonales&nbsp dans le tout prochain département de Mayotte, qu’elle est en passe de gérer à partir de jeudi si elle parvient à constituer une majorité, après le revers subi par l’UMP.

Le président sortant de la collectivité départementale de Mayotte Ahamed Attoumani Douchina (UMP) a été réélu dans une triangulaire, mais deux de ses vice-présidents NC et UMP ont mordu la poussière, de même que Rahmatou Younoussa (UMP), fille de Younoussa Bamana, longtemps président du conseil général. L’UMP ne compte plus officiellement que six élus dans l’assemblée locale, dont deux pourraient rejoindre une nouvelle majorité.

Les forces progressistes de gauche comptent huit élus, auxquels pourraient se joindre deux élus de divers gauche. Le nouveau président du conseil général sera élu jeudi, jour où la collectivité deviendra officiellement le 101ème département français. La participation au second tour des cantonales, ce dimanche 27 mars, a atteint 64,55%.

En dehors du taux de participation, ce sont les forces de gauche, progressistes ou PS ou Divers gauche qui sont gagnantes ce dimanche. Aucun conseiller général en poste n’est reconduit en dehors du président UMP Ahamed Attoumani Douchina.
Les surprises viennent des cantons de Ouangani où Hadadi Andjilani, le président UMP de la commission des finances (48,37%) est battu par Rastami Abdou (MDM) (51,63%) et de Chirongui où la forte participation de prés de 70% profite à Ali Moussa (DVG) au détriment de Mme Rahmatou Younoussa Bamana (UMP).

La participation record de deux cantons a profité à l’opposition puisque le canton où les électeurs se sont le plus déplacés est celui de Bandraboua 76,43% qui a élu Issihaka Abdillah (Socialiste et président du Smiam) (51,63%) contre M’Hamadi Abdou « Alain » (1er vice président Nouveau Centre) (48,37%). Et celui de Chiconi 73% où Abdou Madi Ali (UMP) a été battu avec 46,51% des voix contre 53,49% à son adversaire du parti progressiste Saïd Salime.

L’élection du président de la première collectivité unique aura lieu jeudi 31 mars, et les grandes manœuvres ont commencé dès dimanche soir. Saïd Omar Oili, le président du Nema, force d’opposition au sein de l’hémicycle exprime une joie teintée d’incertitude : « je considère que le bilan d’Ahamed Attoumani Douchina a été sanctionné par les électeurs qui ont manifesté leur désapprobation de la dernière délibération (54 millions d’euros&nbsp alloués pour des complexes sportifs dans&nbsp les cantons de la majorité UMP, ndlr). C’est un détournement de pouvoir pour se faire élire ! ».&nbsp

La gauche sera-et-elle capable de trouver un candidat de consensus et prendre le contrôle du Conseil général? En tout cas, le président sortant, Ahamed Attoumani Douchina&nbsp n’a pas jeté l’éponge.&nbsp Il poursuit ses tractations, même s’il reconnaît avoir une marge de manœuvre réduite pour l’élection à la présidence. Plusieurs épisodes à suivre d’ici jeudi.

Sources : Le Journal de l’île de la Réunion &amp Malango Actualité

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