Mairie de Port-Louis : Le CEO intente un procès au conseiller Eshan Juman

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Le Chief Executive Officer (CEO) de la municipalité de Port-Louis veut intenter des poursuites au conseiller Eshan Juman. Il accuse ce dernier de l’avoir diffamé.&nbsp (Photo: Eshan Juman à g. et Jean François Dorestan à dr.)

Jean François Dorestan, le Chief Executive Officer (CEO) de la municipalité de Port Louis, compte traîner le conseiller Mohamed Ehsan Juman devant la justice. Il l’accuse de l’avoir diffamé lors de la dernière séance trimestrielle du conseil municipal.

Jean-François Dorestan accuse aussi les membres d’un comité restreint qui s’étaient réunis la veille de cette séance de « tentative d’intimidation » sur sa personne. On voulait le forcer à revenir sur sa décision quant au transfert d’un cadre de l’administration à un autre service. Pour Jean-François Dorestan, les menaces dirigées contre lui étaient claires : s’il refusait de se plier au diktat du comité restreint, il aurait à subir les foudres de celui-ci au cours de la réunion du conseil.

Vu qu’il a refusé de se faire mener par le bout du nez, dit-il, ces conseillers l’ont critiqué à tort et diffamé en le traitant « d’incompétent ». Le plus farouche de ses détracteurs a été&nbsp Eshan Juman. Au plus fort de la joute verbale lors de la réunion du conseil, ce dernier&nbsp a ainsi invité Jean-François Dorestan à prendre la porte de sortie. Raison : les projets votés en conseil n’ont jamais été exécutés à temps et le responsable tout désigné était le CEO, selon Eshan Juman.

Jean-François Dorestan a fait comprendre à lexpress.mu ce mardi 3 mai que ce sont « de longues procédures » qui échappent entièrement à son contrôle qui sont à l’origine de ces retards. Il concède que dans un cas, il y a effectivement eu un retard dans la signature du contrat avec certains occupants de stands du Ruisseau du Pouce.

Une fois le manquement noté, soutient-il, le nécessaire a été fait. Eshan Juman, de son coté, nie toute thèse de complot dans ce bras de fer. « Ce qui est certain, c’est que je n’ai proféré aucune menace à l’adresse de Jean-François Dorestan. Les questions que j’ai posées au conseil municipal avaient été préparées depuis une bonne douzaine de jours. Le transfert du cadre dont on parle n’était alors pas encore d’actualité. A la suite de mes interpellations, on a obtenu des réponses qui ont surpris tout le monde », affirme le conseiller.

« On se souviendra aussi de mes bonnes dispositions envers Jean-François Dorestan. Je lui ai demandé de prendre l’engagement que dorénavant il allait se mettre à la tâche pour faire avancer les choses rapidement. Il a choisi une autre direction. C’est un choix qui peut lui coûter cher », prévient Eshan Juman.

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