Madagascar- Violences sur les enfants : Coup de semonce de l’Unicef

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Après la dénonciation faite par les systèmes des Nations unies sur l''''accroissement de la pauvreté à Madagascar, l''Unicef enfonce un peu plus le clou, écrit l’Express de Madagascar ce mardi 5 juillet.

L’Unicef, sérieusement préoccupé par l’accroissement des cas de violence envers les enfants, appelle à la prise de responsabilité de tous à tous les niveaux, a fait savoir lundi, dans un communiqué, cet organisme onusien s''occupant des enfants. Ainsi, il a pointé du doigt l''inertie du gouvernement face à la violence subie par les enfants au quotidien, entre autres l''abandon de 138 000 enfants de plus du cercle scolaire, cette année, la pauvreté de 84,5 % des enfants de moins de 5 ans et 82,1 % des enfants de 5 à 14 ans. « Depuis la crise politique, les mécanismes de protection sociale ont été affaiblis, et le risque pour les enfants et les mères d’être exposés à la violence se sont accrus », accuse le rapport sans dévoiler plus de détail.

Pas de sursis

Le ministre de la Justice, Christine Razanamahasoa, tente de remettre de l''ordre au sein de la société afin d''endiguer l''abus sexuel envers les mineurs à travers une lettre circulaire. « Le ministère de la Justice a déjà distribué des circulaires auprès des juges, au cas où ils s''aventureraient à donner un sursis ou des circonstances atténuantes à une personne soupçonnée d''abus sexuel sur un mineur », précise-t-elle devant les membres du Conseil Supérieur de la Transition la semaine dernière.

Mais le fait est pour l''Unicef que « des rapports émanant des partenaires ont fait part de l’augmentation d’enfants victimes d’exploitation sexuelle à des fins commerciales, particulièrement dans certains sites miniers et touristiques de Madagascar ». Ainsi, l''augmentation de la pauvreté de 7,8 % en l''espace de cinq ans, de 2005 à 2010, influe sur cette situation.

« Beaucoup d''enfants vivent dans une situation de plus en plus précaire depuis la crise, ainsi le nombre d''enfants vulnérables augmente aussi », interpelle Daniel Timme, responsable de communication au sein de l''Unicef. Nadine Ramaroson, ministre de la Population et des affaires sociales, essaie de défendre aussi le camp du gouvernement. « 720 centres pour dénoncer l''abus envers les enfants ont été créés jusqu'' aujourd''hui. Ces centres incitent ainsi les gens à dénoncer le non respect du droit des enfants et des femmes », conclut-elle.

(Vonjy Radasimalala, l’Express de Madagascar, 05 juillet 2011.)

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