Madagascar: Surenchère autour des négociations

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Le camp Rajoelina et celui de Ravalomanana reprennent les discussions pour arracher un accord politique. Mais leurs positions sont loin d''''être proches.

Les prochains jours pourraient être décisifs à propos des négociations sur la sortie de crise. Les mandataires d’ Andry Rajoelina, président de la Haute autorité de la transition (HAT), et les membres de la délégation de la mouvance Ravalomanana tentent de peser de tout leur poids au début de ce qui pourrait être l''une des dernières lignes droites dans les discussions.

Celles-ci devaient reprendre mercredi (5 janvier) après une suspension de moins d''une semaine à l''occasion du Nouvel An. Mais sur le fond, le temps d''arrêt a permis aux deux parties de fourbir leurs armes et de se préparer aux âpres négociations qui les attendent dans les prochains jours.

Les mandataires d’Andry Rajoelina soutiennent que « le référendum constitutionnel du 17 novembre est à prendre en compte ». « Dans cette approche, l''idée est d''intégrer les autres entités qui ne sont pas encore dans le processus en cours. Nous sommes d''accord pour élargir le gouvernement, les deux Chambres parlementaires ainsi que la Commission électorale nationale indépendante », affirment les négociateurs de la HAT.

Les partisans d’Andry Rajoelina souhaitent mettre la pression afin de boucler les négociations dans les plus brefs délais. « Nous estimons qu''un accord doit être conclu avant la venue de l''émissaire de la Communauté de l''Afrique australe pour le développement dans les prochains jours », disent-ils.

Prééminence de Rajoelina
La mouvance Ravalomanana conteste pourtant une telle position et réclame du temps. « Il ne faut pas se précipiter pour ne pas hypothéquer l''avenir du pays. Nous nous souvenons des expériences de Maputo et d''Addis-Abeba », répond Mamy Rakotoarivelo, chef de délégation.

Presque tous les sujets à aborder sont encore sur la table. Y compris&nbsp la question de la répartition des responsabilités. Le camp Rajoelina tente de mettre en avant la prééminence du président de la HAT dans la mise en place des institutions transitoires dont le gouvernement. « Il ne faut pas rééditer les expériences du passé. Chacun peut remettre une liste de premiers ministrables et de ministrables au président de la HAT. Ce dernier, avec le Premier ministre, aura la tâche de désigner les membres du gouvernement », a signalé une&nbsp source proche de la HAT.

De son côté, la mouvance Ravalomanana milite pour la remise à plat de la clé de répartition sans pour autant remettre en cause la présidence de la HAT. « Nous réclamons une transition neutre, consensuelle et inclusive. Cela suppose le principe d''égalité pour assurer la cogestion de la transition », argumente le chef de sa délégation.

À l''heure actuelle, les points de vue entre les deux parties convergent vers la création de deux postes de vice-Premiers ministres. L''autre point d''accord serait le cas de l''ancien président Marc Ravalomanana. En substance, les deux parties seraient tombées d''accord pour revenir à l''accord politique numéro 2 des Accords de Maputo, du moins sur le contenu, à savoir le retour sous condition de l''ancien chef de l''État.

(Source : L’Express de Madagascar/ 5 janvier 2011)

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