Madagascar : Saisie de six conteneurs bois de rose

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Six conteneurs de bois de rose ont été saisis par les autorités de Madagascar le week-end dernier (9-10 juillet), indique l’agence de presse de l’Océan Indien qui cite des sources officielles.

Quarante-trois conteneurs étaient en cours d''''embarquement au port d’Iharana (ex Vohémar, à 500 km au nord-ouest d''Antananarivo) vers l''Inde via Maurice lorsqu''une inspection a permis samedi (9 juillet) de constater que six d’entre eux contenaient du bois de rose interdit à l''exportation. "Des mesures drastiques seront prises à l''encontre de ceux qui, sans exception, continuent à exploiter la filière malgré les dispositions prises par le gouvernement pour lutter contre le trafic de bois précieux", a déclaré le Premier ministre Camille Vital, venu dans ce port situé dans une région à l''épicentre de ce commerce.
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Cette saisie fait suite à une précédente opération menée le 19 juin, cette fois&nbsp à Maurice, où six conteneurs avaient été interceptés en provenance de Madagascar. Sept personnes avaient alors été interpellées, mais le syndicat des douaniers, entre autres, avait réclamé que les véritables commanditaires soient identifiés.

Le président du Congrès de Transition (CT, l''équivalent d''une assemblée nationale) Raharinaivo Andrianantoandro a révélé à ce propos lundi qu''un parlementaire avait été placé sous mandat de dépôt la semaine dernière dans cette affaire. "Il s''agit dEzechiel Razafindramaro, président du groupe des jeunes parlementaires Escopol (une plateforme politique centriste)", a-t-il indiqué.

"Je n''ai pas l''intention de le disculper ou de le protéger, mais il nous faut connaître notre statut (en matière d''immunité) car c’est le premier cas (d''interpellation), et d''autres pourraient suivre pour d''autres malversations", a déclaré le président du Congrès.

Les affaires d''exportations illicites de bois de rose se sont multipliées ces dernières années à Madagascar, et notamment depuis la prise de pouvoir de l''actuel homme fort du pays, Andry Rajoelina, en mars 2009.

Fin juin, la Banque Mondiale avait décidé de débloquer un prêt de 52 millions de dollars pour poursuivre son action en faveur de l''environnement, malgré les réserves émises par les Etats-Unis et plusieurs groupes de conservation. Une clause de ce financement indique qu''il peut être suspendu si le gouvernement manquait à ses engagements environnementaux.

(Source : APOI)
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