Madagascar : Rajoelina impatient pour signer la feuille de route

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Le président de la transition affiche son impatience quant au dénouement du feuilleton de la signature de la feuille de route. (Photo : Andry Rajoelina en conciliabule avec Benjamina Ramanantsoa, ministre du Transport.)


« Je vais écrire à la SADC pour lui demander jusqu''''à quand doit-on attendre », a indiqué Andry Rajoelina, président de la Transition, en marge de sa rencontre avec la délégation qui participera aux Journées mondiales de la jeunesse à Madrid, le vendredi 5 août, à Ivato.&nbsp « Jusqu''ici, nous avons attendu pour l''adoption de la feuille de route. Mais il faut quand même fixer un délai. Jusqu''à quand fait-on attendre la population ? », se demande-t-il.

La déclaration de Andry Rajoelina surprend. Celui qui avait affirmé avoir été « informé de la signature de la feuille de route (…) au plus tard durant de la deuxième semaine du mois d''août » est obligé de secouer la SADC pour connaître les intentions de cette dernière. Des intentions qui risquent de n''être connues qu''après la réunion de la Troïka, l''organe de coopération chargé de la politique, de la défense et de la sécurité, le 15 août, suivie du Sommet des dirigeants des pays membres du bloc économique régional, à Luanda.

Yvette Sylla, ministre des Affaires étrangères, laisse entendre une partie de l''ordre du jour de ces réunions. « L''organe []Troïka] pourrait faire un rapport auprès de la SADC pour permettre à cette dernière d''évaluer la situation à Madagascar », croit savoir le chef de la diplomatie, en marge de sa rencontre avec des juges du Tribunal pénal international, au Rwanda.

Andry Rajoelina se garde toutefois de fixer une date butoir de l''« attente » de la décision de la SADC. Il assure qu''il « faudra prendre une décision » sans esquisser les scénarios possibles en cas de statu quo. Il confirme ainsi sa disposition à appliquer la feuille de route.

Pour la première fois, le régime de transition s''exprime sur la raison de saisie du Parlement pour les mesures d''apaisement, dont l''amnistie ou la mise en place du Conseil du fampihavanana malagasy. « L''élargissement de la feuille de route ne pourrait se faire qu''après sa signature. C''est à ce moment-là qu''il faudra adopter la loi d''amnistie pour éviter que certains remettent en cause le texte voté », soutient le président de la Transition.

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