Madagascar : la Troïka de la SADC appelée à se prononcer

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La Troïka de la SADC devrait se réunir à la fin de ce mois. Des voix s’élèvent pour une décision de cette instance régionale&nbsp par rapport à la situation de Madagascar.

Un autre pas de franchi pour Andry Rajoelina, président de la Haute Autorité de la Transition (HAT) dans la concrétisation de la feuille de route. La Communauté Internationale reste discrète après la reconduction de Camille Vital comme Premier Ministre. La Troïka de la Communauté de Développement de l’Afrique Australe (SADC) est appelée à se prononcer sur la situation de Madagascar, qui a entre temps connu un nouveau gouvernement d''''union nationale de vingt-neuf ministres, deux ministres d’État et un Secrétaire d’État, avec neuf reconductions au total.

La réunion de la Troïka de la SADC, prévue précisément pour le 31 mars, pourrait donner un aperçu de la position et des décisions de cette Communauté Internationale. En effet, la Troïka, actuellement présidée par Rupiah Banda, Président de la Zambie, et composée&nbsp également de ses homologues sud-africain et mozambicain, respectivement Jacob Zuma et Armando Guebuza, devrait débattre de la situation de la Grande île.

Le parti écologiste Hasin’i Madagasikara demande une « prise de décision claire sur la crise malgache » lors de cette réunion&nbsp du 31 mars. Saraha Georget Rabeharisoa, présidente nationale des « verts » et présidente de la Commission Environnement du Conseil Supérieur de la Transition (CST), recommande également « la signature définitive » de la Feuille de route « afin de pouvoir tenir les élections mentionnées » dans ce document cadre ( présidentielle et législatives en septembre).

&nbsp« Il était convenu de faire ce qui a été fait (le gouvernement d’union nationale, ndlr). Il est de la responsabilité de la SADC de tenir son engagement au niveau international », affirme pour sa part Lanto Rakotomavo, secrétaire nationale du Tanora malaGasy Vonona (TGV, au pouvoir). Elle insiste également sur « la logique » que devrait adopter la SADC, sous entendant la reconnaissance du nouveau gouvernement.

Rejet des Trois mouvances

Sans surprise, les mouvances des trois anciens Présidents ne reconnaissent pas le gouvernement présenté samedi. Marc Ravalomanana est le premier à s’exprimer sur le sujet samedi : « On ne peut pas accepter un gouvernement qui n’est pas consensuel et qui n’a pas été convenu ».&nbsp Il réitère qu’« il n’y a plus de gouvernement » à Madagascar et qu’« il faut retourner à la table des négociations pour la sortie de crise. »

Le docteur Joseph Randriamiandrisoa, de la mouvance Albert Zafy, enfonce le clou : « C’est encore un gouvernement formé d’une manière unilatérale par le régime de transition, pour gagner du temps. Il n’y a pas encore d’accord global qui devrait déboucher sur la nomination d’un Premier ministre vraiment consensuel ».

Les mouvances des trois anciens Présidents regrettent ainsi l’initiative du régime de transition. Elles déplorent la formation du gouvernement avant même la réunion de la Troïka de la SADC. Elles soulèvent également la question sur la confusion des textes régissant le régime entre la feuille de route et la Constitution.

(Photo : Le Premier ministre&nbsp Camille Vital en aparté avec les ministres Julien Reboza et Rina Andriamandany. )

(Source : L’Express de Madagascar, 28 mars 2011.)

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