Madagascar : la représentativité de la Commission électorale remise en question

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Même si la Commission électorale nationale indépendante (CENI) refuse d''''entrer dans le débat politique, elle n’est pas épargnée par les critiques et remarques de la classe politique.

Ainsi, sa représentativité est remise sur la table, à l’heure de l’élargissement des Congrès de la transition (CT) et Conseil supérieur de la transition (CST) annoncé pour cette semaine.

Pour Rainidina Rajoharison, membre du bureau exécutif du parti politique Solidarité pour la libération de la démocratie (SOLIDE), « la CENI n’est pas représentative, surtout dans sa forme actuelle ». Il remet en cause « la neutralité » de cet organe dans sa forme actuelle, « où les partis politiques jouent plus ou moins un rôle d’observateur ». En fait, il déplore le rôle actuellement attribué à la classe politique.

Photo : Le président de la CENI, Hery Rakotomanana, à gauche, se tient au dessus de la mêlée.

Sans chercher une réforme intégrale, il propose la création d’un comité d’organisation et d’orientation. Celui-ci aurait, selon ce membre de SOLIDE, la charge de représenter les partis politiques au sein de la CENI même. Cette dernière version est relativement déjà présente à Alarobia, où « trois places dédiées aux partis politiques, à l’opposition particulièrement, restent toujours vacantes », d’après la CENI. Poursuivant son raisonnement, Rainidina Rajoharison insiste sur le fait que « ce comité représentant de la classe politique aurait un plus grand pouvoir, celui de décider, et ne plus se cantonner à son rôle actuel d’observateur ».

Pouvoir décider
De son côté, le parti au pouvoir, le Tanora malaGasy Vonona, confirme « une amélioration à apporter à la CENI », d’après Lanto Rakotomavo, secrétaire nationale du TGV. Elle réfute néanmoins « une réforme en profondeur de la CENI », du moins dans sa forme actuelle. « L’amélioration devrait se trouver au niveau de la représentativité de la classe politique », suggère la vice- présidente du CST. Elle fait également référence à la Constitution de la quatrième République, stipulant que « les institutions de la IVème République ne doivent plus être touchées profondément ».

Entretemps, d’autres acteurs politiques ont émis leurs réserves envers la CENI. Si certains déplorent sa représentativité, d’autres critiquent « sa façon d’opérer », à l’image d''un membre du CST sous couvert d’anonymat.

En attendant, la CENI, par le biais de son président, Hery Rakotomanana, s’est déjà positionnée pour un éventuel élargissement. « La partie politique ne nous concerne pas, a déclaré l’ancien bâtonnier vendredi dernier, car nous nous limitons à l’exécution de nos attributions ».


L’Express de Madagascar, 26 avril 2011.

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