Madagascar : La rencontre aux Seychelles, une étape clé pour la sortie de crise

Avec le soutien de

L’évènement de dimanche à Ivato met une pression supplémentaire sur les deux interlocuteurs de la rencontre aux Seychelles qui aura lieu mardi et mercredi.

Un élément nouveau au moment où on ne s’y attendait pas. L’événement armé qui s’est produit, dimanche, à Ivato, risque (…) de mettre un peu plus de pression sur la rencontre prévue par la Troïka de la SADC, mardi et mercredi, aux Seychelles entre Andry Rajoelina et Marc Ravalomanana, respectivement Président de la Transition et ex-Président de la République.

Si les deux camps protagonistes respectifs notent que cela n’affecte pas les préparatifs, ils s’adressent néanmoins des piques qui pourraient envenimer le tête-à-tête entre les deux chefs de file.

« C’est une manœuvre de diversion pour essayer de retarder le tête-à-tête prévu dans quelques jours. Ils veulent démontrer qu’ils maîtrisent la situation », avance Mamy Rakotoarivelo, chef de la délégation Ravalomanana. Le lieutenant de Marc Ravalomanana omet intentionnellement de préciser le destinataire de sa pique, clairement destinée à l’autre interlocuteur aux Seychelles. « Ce qui s’est passé aujourd’hui (dimanche, ndlr) a logiquement attiré notrebattention, mais pas au point de dévier de notre objectif à court-terme, c’est-à-dire la rencontre aux Seychelles », assure un membre de cette mouvance de l’opposition.

Lanto Rakotomavo, secrétaire nationale du Tanora malagasy vonona ( TGV, pro-Rajoelina), accuse pour sa part « ceux qui feignent de ne pas voir la réalité et qui perdent du temps à des actions qui ne vont pas dans le sens d’une sortie de crise ». Une pique également, même si le terme et le ton employés ne semblent destinés à personne en particulier.

Délégation réduite

Quoi qu’il en soit, cet événement (mutinerie de dimanche) est intervenu dans un contexte très particulier. Les deux chefs de file, Andry Rajoelina et Marc Ravalomanana, sont programmés se rencontrer mardi et mercredi aux Seychelles. L’entretien entre les deux hommes se fera, parait-il, à huis-clos. Des sources avisées précisent cependant que la délégation a été réduite au minimum. Guy Rivo Randrianarisoa, porte-parole de Marc Ravalomanana, a avancé de son côté un quota de deux personnes à part le chef de file, une version confirmée par le clan Rajoelina. Ces membres de la délégation&nbsp ne seraient cependant pas autorisées à assister à l’entretien proprement dit entre Rajoelina et ravalomanana. Une résolution devrait également sortir de cet entretien.

Les élections, avec la possible non candidature des deux intéressés aux prochains scrutins, seraient le point d’orgue de cet entretien d’« urgence », convoqué par la SADC depuis plus d’un mois.

Dans un communiqué publié samedi et remis à la presse ce lundi, la Troïka de la SADC reproche à la mouvance Ravalomanana d''''avoir communiqué sur la date et le lieu de la rencontre entre le président de la Transition et l''ancien président. Elle affirme ensuite "ordonner" aux parties prenantes de s''abstenir de faire des déclarations publiques.

(Source : Misaina Rakotondratsima/L’Express de Madagascar).

Publicité
Publicité
Rejoignez la conversation en laissant un commentaire ci-dessous.

Ailleurs sur lexpress.mu

Les plus...

  • Lus
  • Commentés
  pages consultées aujourd'hui Statistiques et options publicitaires