Madagascar : la CENI en «résidence surveillée», l’Express de Madagascar.

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Le président du Conseil supérieur de la transition a proposé vendredi qu''''un organe mixte devrait être créé afin de superviser la CENI.(Photo : Raharinaivo Andrianatoandro fait tinter le gong, clôturant la session ordinaire.)

La cérémonie de clôture de la désormais dernière session ordinaire parlementaire a accouché vendredi, d''une proposition du Conseil supérieur de la transition (CST). Celle-ci porte sur la création d''un organe mixte dans le but de superviser la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Bien que n’étant encore qu''au stade de la proposition, l''idée a secoué le palais d''Anosikely, des membres de la Chambre parlementaire aux invités constitués par les ministres.

Dolin Rasolosoa, président de la Chambre haute, a proposé la création d''un organe mixte qui devrait superviser la CENI dans ses attributions. Dans les faits, cet organe serait composé d''abord par des membres de la CENI elle-même, par des représentants de la Communauté internationale, par des politiciens mais aussi par des notables, y compris les chefs d''Église. La société civile est également invitée à rejoindre les rangs de la nouvelle institution.

L''opposition aussi

Dolin Rasolosoa a mentionné particulièrement l''opposition qui, d''après ses explications, aura un rôle majeur à tenir dans la constitution du nouvel organe. En effet, en guise de préalable, le président du CST a insisté sur les sièges qui restent vides au sein de la CENI et qui devraient revenir à l''opposition. Toutes nos initiatives n''auraient aucune raison valable si nous n''avons pas l''assurance que les prochaines élections soient acceptées de tous, a-t-il argumenté.

Le&nbsp président de la CENI, Hery Rakotomanana, « ne voit aucun problème majeur à l''entreprise ». «Au contraire, l''initiative pourrait apporter un surplus de crédibilité à la CENI d''abord, aux Malgaches ensuite, et aux élections surtout ». Bref, pour la CENI, « c''est un point positif », a-t-il résumé. Hery Rakotoamanana considère d''ailleurs la proposition du général Dolin Rasolosoa comme un moyen de plus « pour que les prochaines élections se déroulent dans le calme ».

Néanmoins jusqu''à ce jour, l''opposition n''est pas très chaude pour intégrer les institutions de la Transition, ne serait-ce que la CENI. Les trois sièges qui leur sont réservés restent vides, toujours refusés par les mouvances des trois anciens Présidents, la principale plateforme de l''opposition. En outre, il reste à savoir si la société civile, dont une importante frange comme l''Organisation de la société civile milite encore pour la médiation malgache, voudra en faire partie. En attendant l''officialisation de la proposition, du temps aura passé.

La session parlementaire ordinaire du Parlement s''est terminée vendredi, sur une impression d''inachevé. Au total, dix projets de lois, dont quatre organiques, ont été adoptés par les deux Chambres de la transition durant cette session. Le code électoral en fait partie. Raharinaivo Andrianatoandro, président du Congrès, a déclaré que « beaucoup a été fait durant cette session, même si le temps a manqué ». Son homologue de la Chambre haute, Dolin Rasolosoa s''est montré plus réaliste.

Pour lui, « on ne peut pas être satisfait de cette session » et « des améliorations peuvent être apportées ». D''autres brûlots, comme le dossier amnistie, restent en effet à traiter durant la prochaine session extraordinaire. Aucune date n''a cependant été fixée, Dolin Rasolosoa renvoyant cette responsabilité à l''Exécutif.

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