Madagascar - Feuille de route : Le gouvernement dans l''impasse

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Le conseil extraordinaire du gouvernement n''''arrive pas à trouver de consensus autour des mesures d''apaisement. Une autre réunion élargie est prévue pour tenter de débloquer la situation.

Le conseil du gouvernement extraordinaire tenu à Mahazoarivo, mardi, et censé discuter de l''application des dispositions de la Feuille de route, accouche d''une souris.Les débats n''ont pas débouché sur un moindre rapprochement des positions des deux blocs au sein de l''équipe dirigée par le Premier ministre Omer Beriziky.

&nbsp« Le camp de Marc Ravalomanana a tenté de contourner la situation pour permettre le retour de leur patron et afin que ce dernier puisse se présenter aux élections. La majorité des ministres a insisté sur l''application intégrale de la Feuille de route qui ne permet pas cette éventualité », signale une source pro-Rajoelina. Les alliés du président de la Transition au sein du gouvernement brandissent,&nbsp entre autres, le cas de la prise en compte de l''article 45 sur la souveraineté de la justice qui a condamné Marc Ravalomanana.

La mouvance Ravalomanana réclame, elle,&nbsp l''examen de l''application des articles 16, 17, 18 et 20 de la Feuille de route touchant, entre autres, l''arrêt des poursuites judiciaires à connotation politique, l''amnistie et le retour « sans condition » des exilés politiques.

Nouvelle tentative

La réunion restreinte entre les deux vice-Premiers ministres représentant les deux camps, à savoir Hajo Andrianainarivelo et Pierrot Botozaza, en présence de Victor Manantsoa, ministre chargé des Relations avec les institutions, n''a rien donné. Seule une nouvelle rencontre entre les entités signataires de la Feuille de route est prévue dans les prochains jours pour poursuivre les discussions. Celle-ci prévoit la présence de deux ministres issus de chaque groupe politique, accompagnés de chaque chef de délégation « pour concrétiser les discussions au sein du gouvernement », selon Mamy Rakotoarivelo, chef de délégation de la mouvance Ravaloma&shynana et président du Congrès.

Néanmoins, des indications laissent déjà supposer un nouvel échec de cette démarche. Jean-Eugène Voninahitsy, membre du Congrès et président des « Autres sensibilités » affirme son intention de ne pas y prendre part. « Nous n''allons plus débattre sur des choses adoptées ( la loi sur l’amnistie). Les parlementaires de Marc Ravalomanana avaient eu tort de boycotter les discussions sur l''amnistie dans les deux Chambres », affirme-t-il

Mamy Rakotoarivelo rappelle pour sa part&nbsp les options qui restent à l''issue du conseil du gouvernement. « Nous voulons trouver une issue à la situation. Mais en cas d''échec des initiatives en cours, laissons la Communauté de développement de l''Afrique australe trancher », ajoute-t-il, avant de remettre sur la table la menace de quitter le processus de sortie de crise en cours. « S''ils []alliés de Andry Rajoelina] pensent pouvoir réussir tout seul, ils n''auraient pas dû nous attendre pour poursuivre la gestion de la Transition », conclut-il.

(Photo : Des membres du gouvernement lors d’une rencontre avec le Conseil supérieur de la Transition).

(Source : L’Express de Madagascar).

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