Madagascar- Bailleurs de fonds : la Banque mondiale attend

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La Banque mondiale campe sur sa position. Le Country manager de cette institution financière, Adolpho Brizzi, a déclaré jeudi,&nbsp que « la Banque mondiale s''''aligne également derrière la Communauté dedéveloppement d''Afrique australe (SADC) ».

Le country manager de la Banque Mondiale intervenait lors d’une rencontre avec les étudiants du Centre d''études diplomatiques et stratégiques ( CEDS).

La décision des pays membres de l''Institution financière sur le sort de la Grande île dépendra ainsi de la reconnaissance ou non par la SADC du prochain gouvernement mis en place. Si tel est le cas, Madagascar pourrait à nouveau bénéficier intégralement du prêt à taux zéro de la Banque mondiale. Dans le cas contraire, le pays ne peut se contenter que des « 50 % du portefeuille qui sont décaissés par voie d''exception ».

Chaque année, Madagascar devrait bénéficier d''un prêt de 250 millions de dollars. Pour 2011, seule la moitié de cette somme est débloquée. La somme décaissée est destinée à financer neufs opérations qui reposent sur une base environnementale et humanitaire. « Le portefeuille de la Banque mondiale à Madagascar reposait sur 19 projets dont cinq sont financés par des fonds fiduciaires. Depuis la crise&nbsp (politique), le financement est surtout destiné au volet environnemental et social telles que l''éducation et la santé », précise Adolpho Brizzi.

Actuellement donc, il reste 216 millions de dollars à décaisser pour Madagascar sur les 850 millions de dollars prévus par la Banque Mondiale dans la Stratégie d''aide-pays (CAS), pour la période 2007-2011. Par ailleurs, celle-ci devrait être renouvelée cette année. Mais « tant que les pays membres de l''institution financière ne reconnaissent pas le pouvoir actuel à Madagascar, nous ne pouvons mettre en place qu''un document transitoire », souligne, quant à lui, Jacques Morisset, économiste en chef de la Banque mondiale.

Il a d''ailleurs apporté des explications sur la déclaration du Président de la Transition, Andry Rajoelina, à Toamasina, concernant la reconnaissance de l''Institution financière des efforts de la Haute autorité de la transition. « Nous tenons à être objectif. Nous avons reconnu qu''un grand effort a été effectué au niveau fiscal. Mais, dans le même document, nous avons manifesté notre inquiétude sur la quasi-absence de l''investissement public dans la Grande île », explique-t-il.

(Photo : Solofo Rasoarahona délégué général du CEDS (à g.) avec les représentants de la Banque mondiale.)


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(L''Express de Madagascar, 18 mars 2011)

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