Madagascar : Andry Rajoelina reprend son offensive diplomatique

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Andry Rajoelina, président de la Transition, reprend son bâton de pèlerin. Il confirme ses nouveaux déplacements à l''''extérieur pour défendre les acquis de la transition avant le Sommet des chefs d''État et du gouvernement de la Communauté de développement de l''Afrique australe (SADC) du 20 mai.

« Je partirai demain (ce jeudi, Ndlr) pour convaincre et pour expliquer… Je rencontrerai quelques chefs d''État qui ont déjà répondu []à la demande d''audience] », a déclaré l''homme fort de la transition, mercredi&nbsp après-midi.

Andry Rajoelina n''a pas précisé les pays visités. « On en reparlera à mon retour », a-t-il ajouté. En tout cas, il avait déjà annoncé de nouvelles tournées auprès d''autres dirigeants des pays membres de la SADC il y a plus d''une semaine. Jeudi, des indiscrétions ont fait part de déplacements qui pourraient le mener en Angola, en&nbsp République démocratique du Congo, à&nbsp Maurice, ou encore en Afrique du Sud.

Les déplacements du président de la Transition entrent dans le cadre d''un vaste programme de lobbying, afin de « convaincre » les dirigeants des pays membres de la SADC avant le Sommet ordinaire du 20 mai en Namibie. Ce&nbsp sommet&nbsp&nbsp devrait trancher sur la validité de la feuille de route proposée par l''équipe de médiation mais qui est contestée par les mouvances des trois anciens Présidents (opposition), dénonçant, à tort ou à raison, l''absence « d''inclusivité et de consensualité » dans sa conception.

Nouveau front

Lors de sa déclaration, mercredi, homme fort de la Transition a&nbsp réaffirmé son intention de garder le statu quo et d’avancer dans l''application de la feuille de route. Il confirme sa réticence au chamboulement du processus en cours, que ce soit par le renouvellement de l''équipe de médiation ou par la retouche du texte actuel.

Outre l''offensive diplomatique, le président de la Transition ouvre également un autre front, cette fois-ci au niveau local. Il décoche une flèche contre certains de ses anciens collaborateurs qui commencent à se démarquer de la ligne officielle du régime dans la gestion de sortie de crise. « C''est étonnant de voir des gens qui avaient paraphé la feuille de route et qui tirent maintenant à boulets rouges sur ce document après n''avoir plus été recasés (…) Mais on ne peut pas former un gouvernement de 50 membres », contre-attaque-t-il.

L''homme fort de la transition fait allusion à la démarche de la Nouvelle alliance pour un changement démocratique et à celle de l’Alliance pour la stabilité et la reconnaissance internationale, formées d''anciens ministres, d''intellectuels et d''associations issues de différents horizons. Ces entités remettent en cause des aspects du processus de sortie de crise et promettent d''y remédier.

L’Express de Madagascar, 28 avril 2011.

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