Madagascar : Accord politique minima en vue de la sortie de crise

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Une cinquantaine de formations politiques multiplient les réunions pour finaliser un accord politique minima en vue de la sortie de crise.

Une nouvelle voie de sortie de crise est en train de naître. Une cinquantaine de formations politiques sont en train de boucler un accord minima pour y mettre fin. «Nous sommes sur le point de la trouver. Nous la finaliserons avant sa signature, prévue mardi prochain», a déclaré Elia Ravelomanantsoa, présidente du Madagasikarantsika et de la commission à la communication de l’« Espace de concertation», hier à Ambohidahy. Elle résume l’avancée des travaux obtenue par les représentants de 47 formations politiques qui se sont réunis dans la journée.

Le schéma adopté à l’issue du rendez-vous comporte les principes généraux pour la gestion de la transition. L’esquisse du projet maintient Andry Rajoelina, président de la Haute autorité de la transition (HAT), à la tête de l’État. Le Premier ministre serait désigné par les chefs de parti, tandis que les membres du gouvernement feraient l’objet d’un consensus. Un Parlement de deux chambres serait également prévu dans la mouture.

Elia Ravelomanantsoa ne souhaite pas confirmer ces dispositions et affiche la prudence. «Je ne peux rien confirmer. Les travaux avancent mais c’est encore délicat car c’est un processus. Il faut attendre un peu», dit-t-elle, concédant la fragilité de l’initiative.

«Nous ne nous arrêtons pas à l’obtention d’un accord. Nous réfléchirons également à sa mise en œuvre», indique-t-elle.

Le dossier brûlant de la clé de répartition reste à définir. Il en est de même de la suite à donner à l’initiative. «Nous sommes attentifs à l’évolution de la situation. Nous attendons, par exemple, la fin du "dinika santatra" pour avoir une idée sur l’aspiration populaire, puis on verra», avance le président de Madagasikarantsika, concernant le sort réservé à l’accord obtenu.

La discrétion des initiateurs du mouvement s’explique par l’existence d’éléments qui risquent d’affaiblir le processus. Andry Rajoelina avait, par exemple, fait savoir son désaccord pour une nouvelle transition, ou encore la mise en place de nouvelles structures transitoires.

Par ailleurs, la légitimité des participants à l’initiative pourraient devenir l’objet de contestation dans les prochains jours. Raharinaivo Andrianantoandro avait déjà fait l’objet d’une mise en garde, de la part des dirigeants des rassemblements à Ankorondrano, il y a quelques jours. «En tout cas, nous constatons une évolution positive pour la recherche d’une nouvelle inclusivité», positivise la présidente de Madagasikarantsika.

Depuis quelques jours, des formations politiques se sont rapprochées pour trouver un accord politique minima en vue d’une sortie de crise. Après trois journées bloquées et la signature d’un manifeste, d’autres partis continuent d’intégrer le mouvement.

La plupart des formations politiques représentées au sein de la HAT font partie de l’«Espace de concertation». Lanto Rakotomavo, président de l’association Tanora malagasy vonona (TGV) participe parfois aux réunions. Hier, elle était absente mais a adressé une lettre contenant ses propositions.

À l’instar de Benjamina Ramanantsoa du MTS, il y a quelques jours, les initiateurs de l’« Espace de concertation » vantent la présence de plusieurs éléments des mouvances des trois anciens présidents dans le processus. Hier, José Vianney et le docteur Joseph Randriamiarisoa, de la mouvance Albert Zafy, ou encore des éléments du Tiako i Madagasikara (TIM), comme Raharinaivo Andrianantoandro et Bary Rafatrolaza, ont également été aperçus à Ambohidahy.

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Iloniaina Alain
©L’Express de Madagascar

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