Lois du travail : Shakeel Mohamed finalise ses amendements selon les propositions syndicales

Avec le soutien de

Après l’annonce des amendements qu’il compte apporter aux deux lois du travail, Shakeel Mohamed en est maintenant à l’examen des propositions des organisations syndicales. Il finalisera son «draft», d’ici à ce vendredi 8 avril, après quoi ce dernier sera présenté, à nouveau au Conseil des ministres.

Les syndicalistes n’auront pas parlé à l’oreille d’un sourd. Plusieurs propositions des syndicalistes concernant les amendements de l’Employment Relations Act et de l’Employment Rights Act seront retenues par le ministre du Travail.
«Mes officiers et moi sommes en train d’étudier chacune des propositions des syndicalistes. Nous faisons un travail très minutieux et je dois dire qu’il y a certains représentants syndicaux qui ont de très bonnes propositions qui seront adoptées», précise Shakeel Mohamed.

Et la proposition qui fait l’unanimité auprès des syndicats n’est rien d’autre qu’une loi contre le licenciement injustifié. Ashok Subron, membre de la Confédération Syndicale de Gauche-Solidarité, affirme que la loi devrait prévoir un mécanisme pour la protection des employés en cas de rupture de contrat.

«Nous avons proposé qu’il y ait un Redundancy Prevention Mechanism qui obligera l’employeur à justifier les raisons du licenciement 120 jours avant que cela prenne effet. Aujourd’hui, nous en sommes au point où le patron licencie sans justification», explique Ashok Subron. Le syndicaliste a également proposé la mise en œuvre d’un Severance Allowance Fund.

Reaz Chuttoo, président de la Confédération des Travailleurs du Secteur Privé (CTSP), rejoint les propos d’Ashok Subron. Toutefois, il propose que le Severance Allowance Fund puisse être transféré, même en cas de changement d’emploi.

«Le Severance Allowance Fund implique que l’employeur reversera un jour de salaire par mois dans un fonds au nom de chaque employé. En cas de licenciement, cette somme sera reversée au salarié en plus des compensations que devra lui payer l’employeur», souligne Reaz Chuttoo, avant de préciser que cette proposition a été avalisée par le Bureau International du Travail.

Toolsyraj Benydin, président de la Federation of Civil Service and Other Unions, est, quant à lui, d’avis que les salariés devraient pouvoir se référer à la Cour industrielle, sans forcément solliciter l’aval des directeurs.

«Il n’est pas juste que les employés ne puissent pas déclarer litige auprès de la Cour industrielle sans passer par leurs employeurs. Surtout dans des cas où la Commission de Conciliation et de Médiation n’amène aucun dénouement», soutient Toolsyraj Benydin.

Quant au ministre Shakeel Mohamed, il fait clairement ressortir que «les amendements aux lois du travail auraient été apportés plus rapidement si les propositions des syndicalistes avaient été ignorées». «Mais j’ai choisi de considérer leurs propositions. Même si cela prend plus de temps, j’estime que les requêtes méritent d’être étudiées», conclut Shakeel Mohamed.

Publicité
Publicité
Rejoignez la conversation en laissant un commentaire ci-dessous.

Ailleurs sur lexpress.mu

Les plus...

  • Lus
  • Commentés
  pages consultées aujourd'hui Statistiques et options publicitaires