Lois du travail : préparation intensive pour l’opposition en vue des débats parlementaires

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Les membres de l’opposition veulent être prêts à débattre des amendements proposés aux deux lois du travail à la prochaine séance parlementaire. Ils ont rencontré, dans cette optique, les dirigeants syndicaux des différentes centrales.

L’opposition affûte ses armes. Les dirigeants du «Remake 2000» ont rencontré, vendredi 29 mars, les représentants de la General Workers Federation (GWF) et de la «Plateform Kont lalwa travay anti-travayer». Le but de la rencontre était de permettre à l’opposition parlementaire de prendre connaissance des requêtes des syndicalistes afin de les relayer lors des interventions au Parlement, mardi prochain.

«Nous nous sommes rendus compte qu’il existe beaucoup de divergences d’opinions entre les membres du gouvernement et les syndicalistes. Nous prévoyons une rencontre durant le week-end entre les membres du Remake 2000 pour les débats. Mardi, une dizaine de parlementaires de l’opposition prendront la parole», affirme Alan Ganoo, leader de l’opposition, dans une déclaration accordée à l’express.

Les parlementaires de l’opposition ont rencontré les deux blocs syndicaux séparément. Ashok Subron, négociateur de la GWF indique que les membres de l’opposition ont, effectivement, été informés de toutes les contestations syndicales.

«Il est évident que les propositions du ministre sont identiques à celles évoquées par le patronat lors des négociations collectives qui ont eu lieu en août 2012 dans l’industrie sucrière. Nous avons fait une demande pour que des experts du Bureau international du Travail viennent à Maurice pour étudier ces amendements que le Parlement n’aille de l’avant avec les débats et le vote», soutient Ashok Subron.

Du côté de la Plateform Kont la loi travay anti-travayer, Jane Ragoo affirme que les syndicalistes sont satisfaits de l’adoption de plusieurs propositions dans l’Employment Rights Act. Toutefois, elle affirme que «dans le fond, les principaux amendements proposés par les syndicalistes n’ont pas été considérés et retenus par le ministre du Travail».

«Les procédures de grève sont toujours aussi contraignantes. En plus, cette fois, le ministre veut que le ‘strike ballot’se fasse en présence du chef de cabinet de son ministère. Pour nous c’est de l’ingérence de l’Etat dans les procédures de grève et nous ne sommes pas d’accord», explique Jane Ragoo.

En ce qui concerne l’Employment Protection Board que souhaite créer le ministre du Travail, la syndicaliste rappelle que la proposition de la plate-forme était que la loi prévoit la création d’un board pour analyser les raisons de licenciement avant que les employés ne soient limogés et pas après.

Ce samedi, la plate-forme organise un forum débat à Rose-Hill axé sur les propositions d’amendement. Une manifestation est également prévue le mardi 2 avril à 16 heures devant le Parlement.

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