Lisette Talat, combattante des Chagos, s’est éteinte à l’hôpital Jeetoo ce mercredi 4 janvier

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Une des figures incontournables dans la lutte pour le retour des Chagossiens sur leur terre natale s’en est allée ce mercredi 4 janvier à l’hôpital Jeetoo. Agée de 70 ans, Lisette Talat, laisse un grand vide au sein de la communauté des Chagossiens.

« C’est vers 6 heures ce matin que ma mère est décédée, elle se trouvait alors à l’hôpital Jeetoo », déclare, en larmes, Ayleen Talat. Sa mère était admise à l’hôpital depuis dix jours, car « elle avait des complications d’hypertension », poursuit sa fille.

C’est à l’âge de 31 ans que Lisette Talat est déportée des Chagos par les Britanniques. Nous sommes alors en 1973. Depuis elle s’est engagée dans un combat sans merci dans l’espoir de retrouver sa terre natale. Elle a notamment milité au sein du Groupe réfugiés Chagos.

Olivier Bancoult, président de du GRC, avait proposé son nom en 2005 pour le prix Nobel de la Paix. Une nomination que Lisette Talat avait dédiée au combat de tous les Chagossiens qui caressaient l’espoir de retourner sur leurs îles.

Toutefois, même si Lisette Talat n’est pas parvenue à rentrer définitivement aux Chagos, elle aura gardé sans doute des images d’un bref et déchirant voyage en 2005, à bord du Mauritius Trochetia. Lisette Talat avait alors déclaré : « J’ai le cœur gros car je ne sais pas si j’aurais l’occasion d’y retourner, mais Dieu merci je suis parvenue à revoir mon île. »

Les funérailles de Lisette Talat ont lieu ce jeudi 5 janvier en l’église de Cassis. Elle sera enterrée au cimetière de St-Georges.

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