Lindley Couronne: «un Commissaire de police ne se laisse pas instrumentaliser»

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Le président de l’organisation Droits Humains Maurice/Océan Indien (DISMOI) lance le débat sur les fonctions du Commissaire de Police dans un état de droit. Lindley Couronne s’attend à ce que le chef de la police soit au-dessus de la politique.

Lindley Couronne, président de DISMOI a, par le biais d’un communiqué, fait ressortir que Maurice a besoin d’un Commissaire de Police indépendant et qui ne se laisse pas dicter par une quelconque autorité. Une déclaration qui coïncide avec le bras de fer entre le leader du Mouvement socialiste militant (MSM), Pravind Jugnauth, monopolise l’attention. Le politicien est accusé de délit de sédition et de diffamation criminelle à l’encontre du gouvernement.

«Et quand vient le temps de l’ébriété politique, un Commissaire qui se respecte et veut se faire respecter par les citoyens, garde sa sobriété et ne se laisse pas instrumentaliser ni par le Premier ministre ni par le leader de l’opposition», est-il écrit dans ce communiqué.

Ensuite, le président de DISMOI fait ressortir que Maurice n’est encore qu’une démocratie adolescente. «Le vrai danger de l’adolescence politique c’est que l’on peut basculer d’un côté comme de l’autre, prendre le chemin de la dictature et la barbarie ou celui de la civilisation et l’Etat de droit. Et à cet égard, le rôle du Commissaire de police est essentiel dans une démocratie digne de ce nom», poursuit-il.

«Qu’attend-on d’un Commissaire de police d’un Etat de droit ? On s’attend à ce qu’il soit impartial et que ses agents traitent les citoyens de la République de manière égale, qu’ils portent un veston-cravate ou qu’ils soient en haillons, qu’ils soient du Mouvement militant mauricien (MMM), du MSM, du Parti Travailliste ,de Rezistans ek Alternativ ou du Parti malin», affirme-t-il.

De plus, le président de DISMOI dit s’attendre à ce que la Police Training School s’assure que les nouvelles recrues soient imbues des valeurs des premiers défenseurs des droits humains.

«On s’attend aussi et surtout à ce qu’il traite les policiers et policières, à sa charge, de manière équitable et ne les transfère pas au gré des pressions politiques ou d’autres considérations arbitraires», affirme-t-il en soulignant l’importance de la création d’un syndicat pour les policiers.


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