Libye : Le "groupe de contact" prépare l''après-Kadhafi

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Une quarantaine de pays et organisations participeront ce mardi (à partir de 17h00 heure de Maurice)&nbsp&nbsp à Londres à la première réunion du "groupe de contact" sur la Libye.

L’objectif de cette rencontre&nbsp est&nbsp de "consolider&nbsp la coalition&nbsp internationale » qui intervient dans ce pays d''''Afrique du Nord et de discuter de « l''après-Kadhafi ». Les États-Unis et plusieurs pays européens, dont la Grande-Bretagne et la France, de même que la Turquie et des&nbsp pays arabes tels la Jordanie, le Qatar, les Émirats arabes unis, le Liban et la Tunisie, y seront présents.&nbsp Le secrétaire général de l''ONU, Ban Ki-Moon, et le président de la Commission de l''Union africaine, Jean Ping, feront aussi le déplacement.

La Grande-Bretagne souhaite que cette réunion renforce la détermination de la communauté internationale à faire respecter deux résolutions adoptées par les Nations unies sur la Libye, cela face aux critiques de Moscou qui juge que les frappes de la coalition vont au-delà du mandat donné par l''Onu. La France et la Grande-Bretagne avaient appelé lundi (28 mars) les partisans de Kadhafi à faire défection avant qu''il ne soit trop tard et à se joindre à un processus de transition démocratique en Libye. "Le régime actuel a perdu toute légitimité. Kadhafi doit donc partir immédiatement", écrivaient le président Nicolas Sarkozy et le Premier ministre britannique David Cameron dans une déclaration commune.

Quelques heures plus tard, le président Barack Obama prononçait une allocution télévisée pour cadrer les enjeux et les limites de l''engagement américain en Libye. Les Etats-Unis, a-t-il souligné, s''efforceront de concert avec leurs alliés de hâter le jour où Kadhafi quittera le pouvoir, mais ils ne chercheront pas à le renverser directement par la force.
L''Italie a précisé de son côté un projet d''accord qui prévoit un cessez-le-feu, le départ en exil de Kadhafi et un dialogue entre les insurgés et les chefs des tribus.

Le Conseil national libyen (CNL, gouvernement de transition)&nbsp exclut cependant tout compromis avec les partisans du régime. "Depuis le début nous avons une position dont le point central est la chute du régime Kadhafi", a déclaré le porte-parole des insurgés Hafiz Ghoga à la presse à Benghazi.

Sur le terrain, les insurgés continuent à progresser&nbsp en direction de l''ouest et la ville natale de Mouammar Kadhafi, Syrte, mais à Misrata les forces du régime ont pénétré dans certains quartiers, au point que Tripoli affirme contrôler désormais la troisième ville de Libye. Encouragés par les raids aériens de la coalition occidentale, les insurgés sont entrés lundi dans la localité de Nofilia, à 120 km à l''est de Syrte, que les rebelles ont désormais en point de mire.

(Source : Reuters &amp Le Point.fr)

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