L''Escherichia coli a fait 15 morts en Allemagne et un en Suède

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Les concombres contaminés par la bactérie Escherichia coli ont fait une quinzième victime en Allemagne, mardi, et une Suédoise qui y a séjourné a également succombé à la maladie.

Il s''''agit du premier cas mortel hors d''Allemagne depuis le début de l''épidémie, qui touche également l''Espagne, la France, la Grande-Bretagne, le Danemark et les Pays-Bas. Les malades, dont le nombre dépasse aujourd''hui le millier, ont tous en commun d''avoir séjourné récemment outre-Rhin.

Au-delà de l''aspect sanitaire, la crise suscite des tensions diplomatiques entre Berlin, Madrid, Paris et Moscou.
La bactérie responsable d''un syndrome hémolytique et urémique (SHU), qui affecte le sang, les reins et, dans les cas graves, le système nerveux, a été décelée dans des concombres importés d''Espagne, mais on ignore s''ils ont été contaminés sur les lieux de production, durant leur transport ou sur les lieux de vente.

En Allemagne, la consommation de concombres, de tomates et de laitue est déconseillée et certains produits ont été retirés des étals. Les autorités russes ont quant à elle interdit les importations de légumes en provenance d''Allemagne et d''Espagne.

Paris demande la transparence

En France, où trois cas ont été signalés, le ministre de la Santé Xavier Bertrand a invité les autorités allemandes et espagnoles à la transparence.

Pour les autorités espagnoles, rien ne prouve que la contamination soit imputable aux producteurs locaux, dont le manque à gagner s''élève à 200 millions d''euros par semaine, selon une organisation professionnelle.

Outre l''Allemagne et la Russie, le Danemark, la République tchèque, le Luxembourg, la Hongrie, la Suède et la Belgique ont cessé d''importer des concombres espagnols, selon les médias locaux.

La souche de la bactérie responsable de l''épidémie n''a jusqu''ici pas été décelée en Espagne, a fait valoir mardi Rosa Aguilar, ministre espagnole de l''Agriculture et de l''Environnement, avant une rencontre informelle avec ses homologue européens, dans l''est de la Hongrie.

A Bruxelles, la Commission européenne fait quant à elle remarquer que "l''épidémie est limitée géographiquement à une zone aux alentours de Hambourg".

La bactérie incriminée produit des shigatoxines (STEC) qui peuvent entraîner des manifestations cliniques variées telles que des diarrhées banales ou hémorragiques, susceptibles d''évoluer vers le SHU. Selon le Centre européen pour la prévention et le contrôle des maladies (CEPCM), basé en Suède, cette épidémie de STEC/SHU est d''une ampleur sans précédent.

(Source: Reuters )

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