Les travailleurs de la CNT craignent l’arrêt d’opération sur d’autres dessertes

Avec le soutien de

La Compagnie Nationale de Transport (CNT) a cessé de desservir cinq routes l’an dernier. Aujourd’hui, les travailleurs de la CNT craignent qu’elle en fasse de même avec trois autres parcours. Soit, les routes 197 (Port-Louis-Rivière des Galets), 222 (Rose-Hill-Rivière du Rempart) et 226 (Curepipe-Rivière du Rempart).

Depuis 2009, les trajets 5 (Quatre-Bornes-Chamarel), 6C (Souillac-Baie du Cap), 71 (Rivière du Rempart-Port-Louis), 176 (Flacq-Port-Louis), ainsi que 221 (Plaine de Roches- Rempart-Flacq) ne sont plus desservis par la CNT. Face à l’absence de ce transporteur majeur, ce sont les bus individuels qui assurent maintenant la relève.

Dans une conférence de presse, en ce 19 janvier, au Centre Marie Reine de La Paix à Port-Louis, la Transport Industry Workers Union (TIWU) affirme que selon ses informateurs sur le terrain, les routes 197, 222 et 226 sont également menacées.

Comme leurs collègues de l’Union of Bus Industry Workers (UBIW), les membres de la TIWU sont d’avis que l’arrêt des opérations sur les dessertes de la CNT représente un manque à gagner pour la compagnie. Mais surtout, il n’augure rien de bon pour les travailleurs. Car, quand la compagnie n’assure plus des lignes, les employés qui y travaillent deviennent alors redondants.

«Ces arrêts d’opération sont sources de beaucoup de frustration et de colère parmi les travailleurs. Cela entrainera forcement du dégraissage au sein de la CNT...», soutient Hamrag Roy, président de la TIWU.

Il rappelle qu’au cours de 2009, 37 employés de la CNT – dont 25 en novembre et décembre- ont été mis à la porte après avoir comparu devant un conseil disciplinaire. La TIWU avance que la plupart de ces licenciements sont injustifiés.

«Nous voulons que le gouvernement nous donne la garantie qu’il interviendra pour mettre un terme à cette vague d’arrêts d’opération par la CNT», déclare Hamrag Roy.

&nbspSelon la TIWU, les travailleurs de la compagnie ont le sentiment que l’Etat est indifférent à leur sort. Ils ont peur pour l’avenir de la CNT, et&nbsp appréhendent de perdre leurs emplois.

La TIWU est moins enthousiaste que l’UBIW concernant l’arrivée du nouveau directeur général, Robin Soonarane. «Nous maintenons une certaine une réserve, car dans le passé, nous avons eu trop de mauvaises surprises de la part de la direction de la CNT. Nous attendons une rencontre formelle avec M.Soonarane. S’il propose un bon plan de restructuration, nous le soutiendrons», affirme le président de la TIWU.

Sinon, ce syndicat laisse entendre que les 3 000 travailleurs de la CNT sont prêts à boycotter les candidats de l’Alliance sociale&nbsp lors des législatives 2010.

«Ce gouvernement a constamment ignoré nos appels à l’aide. Mais la situation pourrait s’inverser si nous décidons, nous aussi, de lui tourner le dos quand il aura besoin de nos votes», menace la TIWU.

&nbsp

Publicité
Publicité
Soutenez lexpress.mu

Pendant cette période de confinement, profitez de l’express, Business Mag, Weekly, 5-Plus Dimanche, de tous vos magazines préférés et de plus de 50 titres de la presse Française, Afrique et Ocean indien sur KIOSK.LASENTINELLE.MU.

Bonne lecture,

Protégez vous, restez chez vous !

Rejoignez la conversation en laissant un commentaire ci-dessous.

Ailleurs sur lexpress.mu

Les plus...

  • Lus
  • Commentés
Suivez le meilleur de
l'actualité à l'île Maurice

Inscrivez-vous à la newsletter pour le meilleur de l'info

OK
Pour prévenir tout abus, nous exigeons que vous confirmiez votre abonnement

Plus tardNe plus afficher

x