Les rêves enfouis de Romain Zamet

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Peindre, pour Romain Zamet, c’est en quelque sorte une psychanalyse. Le jeune artiste présente « Souvenirs oubliés - rêves fantasmés», une exposition de onze tableaux - petits et grands formats - et seize dessins, à la galerie Amrita-Dyalah à Grand-Baie. Ces oeuvres, dit il, représentent « un travail centré sur le souvenir. Quelque chose [qu’il] porte à coeur » depuis le décès de son père. Il rêve souvent de lui et il essaie de reconstruire le rêve en peignant des nus, hommes et femmes, qui sont le plus souvent seuls.

« Dans le nu, je retrans cris ce que je ressens. C’est quelque chose de très parlant car tout le monde s’identifie à un corps », explique-t-il. Des corps réalistes mais comme inachevés et surtout sans tête, car « dans un rêve on ne se souvient pas du visage ».

Trois tableaux grand format attirent l’attention. Ce sont ses préférés, les trois « plus aboutis jusqu’à maintenant». Ils sont peints sur fond noir, rouge et blanc. « J’ai senti une évolution de mon travail sur ces toiles. Ce n’est pas du déjà-vu. Elles contiennent ma touche personnelle », confie le jeune homme, qui dit avoir été influencé par les peintres Francis Bacon, Salvador Dali et Tayeb Mehta. A travers un de ses petits tableaux, Romain Zamet lance aussi un message, grâce à « un corps quiunifie tout à la fois ». Si tout le monde se ressemblait, souligne-t-il, il n’y aurait plus de discrimination. L’artiste peint à l’acrylique car « c’est comme si la toile était possédée par la peinture ». Sa technique de prédilection, c’est de « faire des mélanges », de poser plusieurs couches de peinture et de les étaler avec les mains.

Autodidacte, Romain Zamet a commencé à peindre « ses premières impressions » à l’âge de 14 ans. Après une année de préparation à l’atelier de Sèvres où il appris le dessin, il a fait sa première exposition à Paris sur les taureaux et les fleurs. En ce moment, il travaille sur une autre expo sur le thème des sans-abri de la capitale française.

Parallèlement il suit des études de géographie « pour trouver un travail » mais il aimerait vivre de son art. L’exposition à Grand-Baie est ouverte jusqu’à mercredi de 10 heures à 18 heures.

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