Les examens du BAC obligent : Matthieu Le Blanc ne disputera que deux étapes

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Matthieu Le Blanc, qui précède ici Grégory Lagane et Yannick Lincoln, compte poursuivre des études supérieures en management dès septembre à Nice sans abandonner pour autant le vélo.

Il n’était pas supposé être présent sur le parcours de la première étape du 32e Tour de l’île Maurice cycliste, encore moins être au départ du contre-la-montre par équipe au sein du Vélo Club des Jeunes de Curepipe-Bank One. Mais l’amour du sport a des raisons que la raison ignore des fois même quand il s’agit des examens du baccalauréat.

Matthieu Le Blanc, en bon équilibriste, les yeux rivés sur ce juste milieu qu’il faut toujours conserver, ne disputera qu’une dernière étape ce mercredi 5 juin avant de reprendre ses révisions en vue des examens qui débutent le lundi 10 juin.

La règle inexorable à observer à ce stade de son existence c’est «le bac avant tout». «Mon coéquipier Sébastien Tyack a eu à couper une bonne moitié de l’année. C’est dur de faire les deux. Les études c’est comme les courses, si on ne s’entraîne pas on n’a pas de résultats. Il faut trouver le juste milieu», souligne Matthieu Le Blanc.

L’a-t-il trouvé au fait ? «Pendant l’année, oui. Là, les parents ont un peu peur que je continue. C’est dangereux déjà. Si jamais je me blessais, il faudrait que j’attende une année de plus pour passer mon bac. Ce n’est pas évident», ajoute-t-il. Elève dans la filière technologique, série sciences et technologies de la gestion (STG), Matthieu Le Blanc veut se lancer dans le management plus tard.

Plus tard, ce n’est pas si loin puisque dès septembre il sera à Nice où il entamera des études supérieures tout en poursuivant le vélo. «J’ai la chance d’avoir entre quinze et vingt heures de cours (Ndlr : par semaine). Cela me permettra de rouler beaucoup. Je suis à la recherche d’une équipe là-bas», confi e le champion de Maurice en titre de course sur route. Si son choix est fait déjà quant au parcours académique qui sera le sien, par contre il ne sait pas encore avec certitude s’il fera du vélo sur route ou du VTT.

Cette option l’attire toutefois et il en a évalué déjà tous les avantages. «Je vais peut-être m’orienter plus vers le VTT. Il n’y a qu’à songer aux bonnes performances de Yannick Lincoln et d’Aurélie Halbwachs dans ce domaine. L’univers du VTT est plus ouvert. Les Sud-Africains par exemple sont allés aux Jeux Olympiques, participent aux Coupe du monde, aux championnats du monde, ce qu’on ne peut faire sur route au niveau masculin», analyse-t-il.

Le VTT, observe-t-il, demande moins d’entraînement et un travail méthodique qu’il résume ainsi : quinze heures de vélo par semaine et dix heures d’entraînement physique se décomposant en course à pied et musculation. «Je suis devant un choix en effet entre le VTT et le vélo sur route. La saison cycliste est très découpée en France. On peut faire du VTT en début de saison et de la route les week-ends», ajoutet-il, conscient qu’il faudra choisir le moment venu.

Hier, mardi 4 juin, Matthieu Le Blanc et ses coéquipiers du Vélo Club des Jeunes de Curepipe-Bank One ont pris la troisième place du contre-la-montre par équipe. Il disputera la deuxième étape ce mercredi puis reprendra les révisions, l’entraînement des futurs bacheliers, avant d’affronter quatre jours d’examens à compter de lundi à raison de six heures par jour. Au bout de cet effort, il disposera d’un passeport pour l’avenir

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