L’EOC donne une dernière chance à Michael Sik Yuen

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Michael Sik Yuen lors des élections municipales à Curepipe en novembre 2012. Il est accusé d’avoir tenu des propos diffamatoires lors de la campagne. 

Il lui est reproché d’avoir tenu des propos à caractère discriminatoire lors des élections municipales de 2012. Et, le cas de Michael Sik Yuen devait être référé à lEqual Opportunities Tribunal. Toutefois, dans le but de ne pas perdre l’affaire sur un point de droit, l’EOC a décidé de faire une ultime tentative de conciliation en ajournant sa convocation.

Sursis pour Michael Sik Yuen. Alors que l’Equal Opportunities Commission (EOC) devait référer le dossier du ministre du Tourisme à l’Equal Opportunities Tribunal (EOT), elle a décidé de faire une ultime tentative de conciliation.

C’est un point de droit qui a, en fait, retardé la transmission du dossier à l’EOT. Le texte de loi régissant la commission exige qu’une tentative de conciliation soit faite avant cette étape. Une technicité que l’EOC a choisi d’expliquer dans un communiqué de presse hier mercredi 29 janvier.

L’EOC n’a pas considéré l’option de la conciliation au vu de la nature de ce qui est reproché à Michael Sik Yuen : il a menacé de discrimination politique l’électorat curepipien lors des élections municipales de 2012. Difficile, dans cette configuration, de jouer la carte de la conciliation entre un ministre et tout un électorat.

Toutefois, l’EOC s’est ravisée devant l’importance du dossier. L’éventualité que les hommes de loi de Michael Sik Yuen mettent en avant l’argument d’un vice de procédure, pour demander que l’affaire soit mise au placard, a notamment influé sur cette décision. La commission n’a pas voulu prendre le risque de perdre l’affaire sur un point de droit. D’où la décision de convoquer le ministre du Tourisme une nouvelle fois.

De toute façon, même si l’EOT le juge coupable, Michael Sik Yuen ne risque pas grand-chose. Ce tribunal ne peut condamner qui que ce soit à la prison. «Normalement, le tribunal peut condamner les coupables à payer des dommages allant jusqu’à Rs 500 000 aux victimes de discrimination. Mais dans ce cas précis, il n’y a pas eu de plainte par une tierce personne», déclare une source proche du dossier.

Si jamais le ministre est trouvé coupable, il est fort probable qu’il s’en sorte avec une simple réprimande.

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