Le Speaker présidera le comité sur la retransmission en direct des travaux parlementaires

Avec le soutien de

La motion du Premier ministre pour l’institution d’un comité parlementaire devant se prononcer sur la retransmission en direct des travaux de l’Assemblée nationale à la télévision a été votée sans amendement.

L’Assemblée nationale a voté à l’unanimité la motion présentée par le chef du gouvernement, le mardi 5 avril. Après des courtes interventions du Premier minitre et du leader de l’opposition, le Speaker, Kailash Prayag, a décidé que le comité comprendra 11 autres membres dont six élus de la majorité gouvernementale et cinq de l’opposition.

Lors de la présentation de la motion Navin Ramgoolam n’a pas caché sa satisfaction que cette motion soit enfin débattue et passée au vote. Il a rappelé que cette même motion avait été circulée à l’Assemblée Nationale le 21 novembre 2009. Elle avait été, inscrite à l’ordre du jour du mardi 15 décembre 2009, mais n’avait pu être débattue en raison de la soudaine disparition de feu James Burty David, le 12 décembre.&nbsp

« Quand nous prenons la parole devant cette assemblée nous le faisons avec l’autorité que nous a conférée notre électorat. Il est donc juste que l’électorat puisse voir et entendre les débats au lieu de lire des extraits, parfois les plus juteux, des travaux parlementaires. C’est logique que nous nous servions des moyens de communication modernes pour permettre à la population de suivre ces débats en direct», a déclaré le chef du gouvernement.

Le Premier ministre a, ensuite, énuméré quelques principes et règles sur lesquels le comité parlementaire devrait, selon lui, se pencher. Il a d’abord parlé de l’importance de veiller au respect de la dignité et de l’aspect solennel de l’hémicycle. «Nous devons aussi veiller à ce que les membres de l’auguste assemblée n’essayent pas de s’adresser directement à la population au lieu de s’adresser à la présidence», a fait ressortir Navin Ramgoolam.

Le leader de la majorité parlementaire a aussi parlé des éventuelles allégations qui pourraient porter atteinte à des personnes qui ne sont pas des élus. Il exprimé des craintes quant à la possibilité d’utiliser les images retransmises au delà du cadre des débats parlementaires, pendant une campagne électorale, par exemple. Autant de sujets sur lesquels le Select Commitee devra se prononcer.

Navin Ramgoolam a conclu son intervention en affirmant que les attributions&nbsp du comité ont été délibérément laissés le plus ouvertes possible pour permettre aux membres d’explorer au maximum le sujet.

C’est le leader de l’opposition qui a donné la réplique au chef du gouvernement. Dès le départ, il a contesté l’affirmation de ce dernier à l’effet que ce sont les ministres Shakeel Mohamed et Yatin Varma qui avaient, pour la première fois proposé l’idée de retransmettre à la télévision l’intégralité des travaux parlementaires.

«Quand le Mouvement militant mauricien (MMM) a formulé cette proposition pour la premièrement fois, l’honorable Shakeel Mohamed n’était probablement pas encore né», a précisé Paul Bérenger.

Il a ensuite commenté le fait que la motion présentée invite le comité à considérer la possibilité de la retransmission. Paul Bérenger qui pense que le comité aurait dû s’attaquer directement à la réglementation de la retransmission plutôt que de débattre de l’utilité de la proposition.

Toutefois, Paul Bérenger a veillé à ce que son intervention garde le ton du consensus avant de soutenir que malgré sa critique, l’opposition adhère totalement à l’idée d’un Select Committee.

Avant de soumettre la motion au vote le Premier ministre a justifié sa décision de laisser le champ libre au Speaker de l’Assemblée nationale de décider du nombre et de nommer, à sa discrétion, les élus qui constitueront ce comité et de lui en laisser également la présidence.

«Nous connaissons tous l’indépendance d’esprit du président de la chambre», a fait ressortir Navin Ramgoolam. Et comme une preuve de cette indépendance, avant que la motion ne soit présentée, Kailash Prayag a invité le Premier ministre à retirer l’expression « shut up » qu’il avait utilisée à l’adresse du Whip de l’opposition au cours de la séance parlementaire de la semaine dernière. Navin Ramgoolam s’est exécuté sous les regards amusés des membres de l’opposition.


&nbsp

Publicité
Publicité
Rejoignez la conversation en laissant un commentaire ci-dessous.

Ailleurs sur lexpress.mu

Les plus...

  • Lus
  • Commentés
  pages consultées aujourd'hui Statistiques et options publicitaires