Le sort du Cercle de Beau-Bassin dépend d’un projet de développement immobilier

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Les membres de ce club sont convoqués à une assemblée générale extraordinaire pour arrêter leur choix parmi trois options de développement immobilier. Le club n’a pas alternative face à ses difficultés financières.

Après avoir fait le bonheur de nombreux Mauriciens des Plaines-Wilhems, tout particulièrement, le Cercle de Beau-Bassin est à la croisée des chemins. Elle fait actuellement face à des difficultés financières sans précédent. La formule actuelle de son fonctionnement étant inefficiente, les membres ont été convoqués à une assemblée générale extraordinaire prévue pour le dimanche 26 août afin de décider du sort du club. L’équation est simple : la mise en place d’un projet immobilier ou la mort de ce club.

« La situation financière s’est détériorée au point qu’il est devenu impossible d’assurer les dépenses mensuelles essentielles telles que le paiement de la facture de l’énergie électrique et celle de la consommation d’eau, les salaires du personnel, le service d’entretien et le coût de la licence. Les dettes s’accumulent chaque mois. Au point que c’est maintenant, une question de vie ou de mort de notre association », indique Guy Edmond, président du comité de direction de ce club de 1994 à ce jour.

La vente de boissons à la buvette, la cotisation des membres, la location des infrastructures du club pour les fêtes familiales (mariage, anniversaires, soirées dansantes) étaient les principales sources de recettes du club. Celles-ci ont considérablement baissé. Les recettes pour ce qui est de la vente de boissons par exemple est passée de Rs 540 000 annuellement en 2006 à quelque Rs 30 000 actuellement. Les dépenses mensuelles du club s’élèvent de Rs 30 000 à Rs 35 000. Les cotisations, seules ressources actuelles du club, ne rapportent que Rs 5 000 à Rs 6 000 mensuellement. Le nombre de membres du club est passé de 150 à trente.

Face à un état de situation financière de plus en plus catastrophique en octobre de l’année dernière, les membres de la direction du club ont, à l’unanimité, pris la décision de privilégier la mise en place d’un projet de développement immobilier. Ils estiment qu’un tel projet est susceptible de rapporter une rente considérable au club vu le positionnement stratégique de l’emplacement où il est situé.

Les membres ont été invités à faire des propositions. Jusqu’ici aucune proposition n’a été soumise. Ainsi, la direction n’a d’autre choix que de sélectionner trois options en termes d’investissement immobilier. Toutes ces options s’articulent autour de la vente d’une parcelle de la propriété avec le soutien d’un professionnel dans le domaine de l’immobilier. Une décision sera arrêtée lors d’une assemblée générale extraordinaire ce dimanche 26 août.

« Le problème auquel fait face le Cercle de Beau-Bassin est le sort de bon nombre des clubs qui au moment de leur création avait une véritable vocation socioculturelle. Ces clubs sont tributaires des changements drastiques que notre société a connus. Plusieurs facteurs sont à l’origine du déclin d’intérêt pour ce genre de divertissement. Ce sont entre autres, la multiplication de centre de divertissement nocturne, la sévérité des mesures contre les conducteurs surpris avec un certain taux d’alcool, l’insécurité qui incitent les familles à ne pas sortir la nuit, les nouvelles législations pour ce qui est du contrôle de la pollution sonore qui impose une heure précise pour mettre fin à des fêtes », explique Guy Edmond.

Le Cercle de Beau-Bassin a été fondé en 1945. Parmi ceux qui ont envisagé en premier sa création figurent les frères Victor et Marcel Ducasse, le Dr Tacoor et Henri Brunel, tous des mordus du domino qu’ils jouaient dans une bicoque à la rue Napier-Broome, anciennement rue du Téléphone. C’est en 1954 que le club a fait l’acquisition de l’emplacement actuel pour la somme de Rs 56 000 payable en sept annuités. Bien vite, le Cercle de Beau-Bassin devient le lieu de rendez-vous préférés des familles de la ville. Les plus hautes personnalités du pays participaient à ses activités. L’ambassadeur de France marquait sa présence au club lors du grand bal du 14 juillet.

Un nouveau Club House a été inauguré en 2003 par Karl Offman alors président de la république.

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