Le PTr: «L’affaire Sheik Hossen, un complot ourdi par la droite réactionnaire»

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James Burty David intervenait lors de la conférence publique du Parti Travailliste (PTr) sur l’affaire Sheik Hossen lorsqu’il a fait cette déclaration.

Rama Valayden a aussi fait un exposé sur cette affaire qui devait défrayer la chronique en 1978. Paul Bérenger en a pris pour son grade lors de cette conférence, organisée le 20 août, qui avait pour objectif de répondre à celles du leader de l’opposition, dont celle tenue la semaine dernière sur le mouvement de grèves des années 1970.

«Fabulateur, menteur, couyon, poltron propagandiste», les qualificatifs n’ont pas manqué à l’égard du leader du Mouvement Militant Mauricien (MMM). L’Attorney General Rama Valayden a, lui, mis l’accent, au début de son intervention, sur l’importance de faire connaître l’histoire et d’en tirer les leçons qu’il faut.

Pour le ministre des Administrations régionales, James Burty David, l’affaire Sheik Hossen est une vengeance politique des anti-indépendantistes alors que l’île Maurice venait de fêter le dixième anniversaire de son indépendance. «C’est une conspiration de la droite la plus puante de l’époque», affirme James Burty David.

Rama Valayden s’est attelé à faire l’historique juridique de cette affaire avec les différentes affaires débattues devant les Cours de justice de l’époque. Il a donné des détails sur les interrogatoires et contre-interrogatoires des différents témoins dont Jean Paul Sheik Hossen et Paul Bérenger. Il a aussi décrit l’ambiance tendue qui régnait aux alentours des Cour de justice.

Rama Valayden a ainsi comparé cette affaire à la stratégie propagandiste des Nazis. Il estime, également, que l’opération «jette la boue» est de nouveau d’actualité, faisant sans doute référence à l’affaire Subutex dont il se dit victime. «Si nous ne répondons pas politiquement à nos adversaires ils finiront par nous avoir avec les mensonges répétés» affirme-t-il. Il a conclu son intervention en se demandant s’il n’est pas temps de revoir le concept d’immunité parlementaire.

De son côté, l’autre intervenant, en l’occurrence James Burty David, est revenu sur les séances parlementaires où cette affaire fut d’actualité surtout celle du 18 avril 1978 où Paul Bérenger avait porté, selon lui, des accusations de complot et de trafic d’armes vis-à-vis du Premier ministre de l’époque, sir Seewoosagar Ramgoolam.

«Quand le deputy Speaker avait alors demandé à Bérenger de déposer les documents qu’il disait avoir en sa possession, il avait refusé. Comment peut-on, après tout cela, encore croire à ce que dit Bérenger?» se demande James Burty David.


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