Le projet de fabrication de la fleur de sel se concrétise

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Le concept n’est pas nouveau. Pourtant, le procédé est une première au sein de la République. C’est la première fois que le sel sera fabriqué sur terre d’argile et non sur du béton.

Un stage de formation d’une durée d’un mois à l’intention des éventuels employés de cette saline a démarré à Camp Pintade au cours du mois de janvier dernier. Une dizaine de personnes ont été initiées aux rudiments du métier par trois techniciens français.

Selon nos informations, cette technique de fabrication a été privilégiée parce qu’elle a moins d’impact, à long terme, sur l’environnement. De plus, elle permet de produire de la fleur de sel au lieu du gros sel. Les spécialistes s’accordent à dire que la fleur de sel est raffinée, est de qualité supérieure et coûte très cher. Le projet est destiné aux jeunes de la région qui sont sans emploi et qui souhaitent se lancer dans ce secteur.

Ricaud Joseph, en compagnie de cinq autres stagiaires, s’attèlent à construire une digue afin de pouvoir contrôler l’eau des marées. «Nu pe fouybann basin kare dan labou. Puena enn kinzenn. Bizin fouysak basin environ de pie fonder,ziska zouen larzil enba», explique celui qui s’est fait le porte-parole du groupe. Il ajoute que la terre boueuse qui en est extraite est utilisée pour construire la digue. «Banela tiexplik nu koman fer ladig la. Laboula kan li sek li vinn komanbeton ek li reziste lamare. Aprepou instal enn sistem van pu ferdelo rentre ek sorti», continue Ricaud Joseph. «Zot inn sortiLafrans zot in vinn donn nu ennkado, aster nu bizin servi li biene mo espere ki proze la marse», confie-t-il plein d’espoir.

Il rajoute qu’au mois d’octobre, deux techniciens français reviendront pour leur enseigner la fabrication de la fleur de sel. «E nu bizin fini met toubann infrastriktir enplas. Zordinu pe fatige. Nu espere ki kanproze la komanse, numem ki pubenefisie li ek pa lezot dimoun», déclare Ricaud Joseph.

Jean-Philippe Godfrin, président de l’association Noirmoutier/Rodrigues – IlesPartenaires, avait fait le déplacement de France pour l’occasion, accompagné de deux autres techniciens. Il avait fait un premier voyage dans l’île en novembre 2011, dans le cadre d’un programme de coopération entre Noirmoutier et Rodrigues.

Les négociations dans ce sens avaient commencé sous l’ancien gouvernement régional dirigé par le Mouvement rodriguais. Ce partenariat a vu le jour à la suite de la visite de Nicolas Von-Mally à Noirmoutier, alors qu’il était ministre de Rodrigues et de la Pêche.

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