Le Premier ministre déclare qu’il décidera d’une alliance électorale en temps et lieu

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Le premier ministre, Navin Ramgoolam a confirmé sa rencontre avec Paul Bérenger, hier. Cependant il laisse planer le doute sur une éventuelle alliance entre le Parti Travailliste (PTr)-Mouvement militant mauricien (MMM).

Le chef du gouvernement était, cet après-midi du mardi 23 février, au quartier-général du Labour au Guy Rozemont Square pour le 74e anniversaire de son parti. Dans un long discours qui a duré une heure et quart, le leader du PTr a fait un tour d’horizon politique et a tenu un discours pour assurer ses partisans que c’est bien lui qui contrôle la situation. Le leader du PTr s’est montré tantôt humaniste, tantôt pragmatique, mais il s’est tout le long de son discours astreint à démontrer à son auditoire que c’est lui le maître du jeu.

Abordant la question d’alliance, le Premier ministre n’a pas nié qu’il avait reçu, la veille, le leader de l’opposition, Paul Bérenger. Il a même laissé entendre qu’ils ont discuté d’une alliance. « Bien sûr, quand je vois Paul Bérenger ce n’est pas juste pour parler de Diego Garcia » a-t-il dit.

Toutefois, il a précisé que la priorité du moment n’est pas la conclusion d’une alliance. «Tous ceux qui viennent me parler, je les écoute, je les étudie. Et je prendrai une décision quand l’heure viendra» a ajouté le Premier ministre.

Navin Ramgoolam a bien fait comprendre que rien n’est définitif. Se parler ne veut pas dire s’allier, a dit le leader du PTr. Il a pris un exemple qui a fait sourire son auditoire. Il a raconté l’histoire d’un parieur qui avait gagné à la loterie, mais qui se réjouissait avant de présenter le billet gagnant. Finalement il a perdu le billet et n’a rien empoché.

Il a réfuté l’affirmation selon laquelle, le MMM lui aurait donné un ultimatum pour concrétiser une alliance. Il a mis cela sur le compte de ceux qui veulent semer la zizanie entre Paul Bérenger et lui. Le premier ministre est allé jusqu’à dire qu’il était au courant qui avait donné cette information erronée et qu’il était convaincu que le leader du MMM n’avait pas parlé d’ultimatum. Une manière de réconforter Paul Bérenger qui, selon les dires du Premier ministre, l’avait appelé, dans la journée, pour dire qu’il n’avait jamais parlé d’ultimatum.

Navin Ramgoolam a déclaré qu’il sait que le Labour est « très fort ». Il dit se baser sur des sondages avec de larges échantillons pour faire cette affirmation. Toutefois, il a fait comprendre que ce qui le préoccupe c’est de pouvoir réaliser un certain nombre de choses pour le bien-être de la population.

On peut comprendre par là, qu’il a besoin d’un gouvernement stable avec une large marge de manœuvre. Il a, par exemple, déclaré qu’il est convaincu qu’il faudra réintroduire la peine de mort afin de décourager les actes criminels. Cette déclaration a une portée éminemment politique. Le Parti Mauricien Social Démocrate, l’allié du jour du PTr, a une position officielle contre la peine de mort. Le MMM pour sa part est assez souple sur ce sujet, il laisse à ses membres la liberté de voter selon leur conscience sur cette question.

Le leader du PTr a également donné l’assurance que les travaux parlementaires reprendront le 23 mars comme prévu. Un certain nombre de projets de loi auquel tient le Premier ministre seront présentés. Navin Ramgoolam a évoqué l’éventualité de faire voter une loi pour rendre obligatoire la présentation d’une pièce d’identité par tout électeur qui vient voter le jour des élections.

Le Premier ministre a finalement déclaré qu’il complétera son programme de travail, « fera ce qui doit être fait » et après il donnera à la population l’occasion de se prononcer et de faire son choix.

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