Le Président de la République: «J’ai toujours été pour la peine de mort ! »

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Le Président&nbsp de la République, Sir Anerood Jugnauth s’invite dans les débats sur la réintroduction de la peine de mort. Il dit qu’il a toujours été en faveur de la peine capitale. Même si c’est lui qui était Premier ministre quand cette sentence a été suspendue en 1995.

Le débat autour de la réintroduction de la peine de se poursuit depuis que le Premier ministre en a parlé dans son discours, lors de la célébration du 74e anniversaire du Parti Travailliste, le mardi&nbsp 23 février.

Navin Ramgoolam avait annoncé qu’il compte faire modifier la loi afin de&nbsp réintroduire la peine de mort pour certains délits comme le trafic de drogue. La peine capitale à Maurice avait été suspendue en août 1995.

Hier, mercredi 24 février, le Président de la République Anerood Jugnauth est venu redire sa position en faveur de la peine de morts. Il était Premier ministre au moment de la suspension de cette sentence en 1995.

«J’ai toujours été pour la peine de mort. Envers les trafiquants de drogue, je suis sans pitié – il faut les pendre ! », a-t-il répondu, avec passion, quand il a été interrogé&nbsp ce sujet. C’était lors de la cérémonie d’ouverture de Career World, le salon d’orientation professionnelle, organisé par le Rotary Club de Grand Baie en collaboration avec le ministère de l’Education, au Centre Swami Vivekananda, à &nbspPailles.

Au sein de la classe politique, ce sont surtout ceux qui sont en faveur de la peine de mort qui se prononcent en ce moment. Avant le président de la République, son fils Pravind, le leader du Mouvement socialiste militant, a rappelé qu’il avait suggéré cette option au Premier ministre. Une façon, pour lui, de faire savoir qu’il est sur la même longueur d’onde que Navin Ramgoolam.

D’autres membres de la majorité ont également donné leur point de vue sur la question. Le Private Parliamentary Secretary Reza Issac a, lors d’une émission sur Radio One, en début de soirée hier, déclaré son soutien à la réintroduction de la peine de mort en ces termes « dent pour dent, une vie pour une vie ».

Etonnamment le Parti Mauricien Social Démocrate (PMSD), allié du Parti Travailliste ne dit mot sur la question. Pourtant, c’est le PMSD qui avait en 1995 fait de la suspension de la peine de mort, une des conditions de son entrée au gouvernement de Sir Anerood Jugnauth.&nbsp Son secrétaire général, Rama Valayden est un opposant farouche&nbsp à la peine de mort. Pourtant, dans l’éventualité d’une réintroduction de la peine capitale, c’est lui personnellement qui aura à préparer la législation en sa capacité d’Attorney General.

Hier, lors d’une réunion nocturne au Centre Dr Idrice Goomany à Plaine-Verte, le leader du PMSD, Xavier-Luc Duval s’est évertué à parler du bilan de son parti au gouvernement, tout en faisant l’impasse sur le discours du Premier ministre la veille au quartier général du Parti Travailliste. &nbsp

Les membres du Mouvement militant mauricien (MMM) ne se sont pas jusqu’ici prononcé sur la question de la peine capitale, depuis que le Premier ministre a relancé le débat à ce sujet, le mardi 23 février. Le MMM laisse à se membres la liberté de se prononcer selon leur conscience sur la question de la peine capitale.

Dans le public les avis sont partagés. Beaucoup de Mauriciens soutiennent la démarche du Premier ministre en raison, disent-ils, de la résurgence du trafic de drogue et de nombreux crimes perpétrées, ces derniers temps.

La branche mauricienne, d’Amnesty International est montée au créneau pour dénoncer ce qu’elle qualifie de recul. Son porte-parole Kavi Pyneeandy prévoit que la réintroduction de la peine capitale portera atteinte à l’image Maurice sur le plan international.&nbsp

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