Le Mouvement 1er Mai propose des débats pour la constitution d’une nouvelle République

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Le 12 mars dernier, le Mouvement 1er Mai a lancé un ambitieux projet : une nouvelle constitution pour une nouvelle République. Depuis plusieurs personnes se sont attelées à sa réalisation. Huit mois plus tard, l’organisation de Jack Bizlall lance le débat à partir sur ce qui sera le premier chapitre de la nouvelle constitution…sur Facebook.

Ceux intéressés à participer à ce débat et à apporter leur contribution à ce travail qui s’annonce colossal doivent se connecter sur le profil du Jack Bizlall sur le réseau social Facebook. Ce premier document proposé par le Mouvement 1er Mai sera ouvert aux débats jusqu’à la fin de l’année.

«La raison principale pour cette publication, c’est sans aucun doute pour préparer nos propositions dans l’éventualité que le gouvernement aille de l’avant avec son projet constitutionnel. Il nous faut nous préparer dès maintenant si nous ne voulons pas être en retard sur les événements», écrivent les animateurs de ce mouvement politique.

L’apport de professionnels opérant en divers domaines est un atout essentiel à la rédaction d’une nouvelle constitution. Ainsi, le Mouvement 1er mai s’est assuré de la participation d’historiens, de techniciens constitutionnels, de juristes, de philosophes et de personnes engagées politiquement pour concrétiser leur projet.

Ce premier document comporte six chapitres qui traitent, entre autres, de préceptes fondamentaux : libertés droits démocratie institutions de la République et lois de la République.

Le premier chapitre de cette esquisse d’une nouvelle constitution est consacré aux préceptes fondamentaux qui devraient guider la République. L’article 3 du premier chapitre définit le peuple mauricien. Ses origines diverses y sont, également, mentionnées avec une mention des certains pays de peuplement, dont la France, le Mozambique, Madagascar, la Chine et l’Inde.

Il est écrit, dans cette proposition constitutionnelle, que les membres expatriés de la diaspora mauricienne, rodriguaise, agaléenne et chagossienne ne peuvent perdre leur nationalité uniquement parce qu’ils ne sont pas des résidents permanents de la République.

Le peuple chagossien a droit à une place particulière dans la nouvelle constitution version Mouvement 1e mai. Ils se voient attribuer le statut de résidents permanents de l’Archipel des Chagos «en attendant que soient réglés les différends entre l’Etat mauricien et la Grande Bretagne sur la question de souveraineté. En attendant ils ont droit à des compensations jusqu’à leur retour final sur leur terre natale».

La notion de compensation est, aussi, associée, sous ce chapitre, à toutes les formes d’exploitation subie par les différentes composantes du peuple mauricien. L’article 3 prévoit un engagement constitutionnel de l’Etat pour rétablir tous ses citoyens dans leurs droits humains, sociaux et constitutionnels.

Le texte prend, enfin, une position tranchée contre toute forme d’exploitation, de torture et contre la peine capitale. Le quatrième article de ce premier chapitre élargit la notion de citoyenneté. Ainsi, toute personne qui peut prouver qu’elle a au moins un ancêtre mauricien, y a droit automatiquement.

L’article 5 qui traite de la culture prévoit la création d’un Conseil du langage qui sera mandaté pour la promotion des langues héritées des nos origines diverses. Si l’anglais garde son statut de langue officielle, provision est faite pour que le morisien soit reconnu comme la langue commune de tous les Mauriciens.

La République est définie dans l’article 6. Parmi les définitions de cette nouvelle république, le mouvement propose que Maurice soit connue comme un Etat laïc. Faire de Maurice un Etat laïc est un débat datant de quelques années déjà.

Les autres thèmes abordés sont les pouvoirs constitutionnels, l’Etat et la souveraineté entre autres. Ce premier chapitre comporte 16 articles. Le deuxième chapitre sera livré au jugement populaire bientôt alors que l’équipe rédactionnelle a déjà entrepris la rédaction du troisième chapitre.

«Cette nouvelle constitution doit couvrir la liberté de la personne, la liberté dans les rapports humains et sociaux, les libertés collectives, les droits, la démocratie, les structures démocratiques, les institutions et les lois fondamentales», précisent les auteurs.

Nous vous proposons de télécharger la première partie du document : Pour une deuxième République.

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