Le Morne : espoir Fam vise l’entrepreneuriat

Avec le soutien de

Elles sont une trentaine à mettre leurs talents en commun pour tenter de se tenir sur leurs propres jambes. L’entreprise tarde cependant à prendre son envol.

Etre bien plus que femme au foyer, pouvoir être financièrement indépendante et vivre de ses talents. Tel est l’objectif fixé par des femmes du village du Morne. Elles se sont regroupées en une association afin de mettre en valeur leur savoir-faire par le biais de l’entrepreneuriat.

C’est ainsi que Le Morne Espoir Fam a vu le jour il y a deux ans. Ce collectif regroupe une trentaine de membres placées sous la présidence de Marie Anne Verloppe. «Le nom del’association vient du fait que lesmembres souhaitaient pouvoirgagner leur vie grâce à un businesset être indépendantes», dit Rosie Seunde, membre. Les adhérentes s’adonnent à la couture, la broderie, la peinture et la confection de divers produits artisanaux. L’association a bénéficié d’une aide du Programme des Nations unies pour le développement pour financer le loyer d’un petit local. Le lieu abrite des équipements, dont des machines à coudre et diverses matières premières. Déterminées à voler de leurs propres ailes, les membres de l’association ont essayé divers types de production dont celles de la vague écologique. «On s’était lancé dans laproduction de meubles et d’objetsen carton et des accessoires récupérés», précise Clayvie Jean, membre de l’association qui est aussi conseillère de district pour le village.

Cependant l’accueil réservé aux produits récupérés a été froid. «Les gens nesont pas encore prêts pour cela», déplore pour sa part Maurine Pierre Louis, autre membre de ce collectif. Elles ont donc essayé autre chose, la confection de produits artisanaux destinés à une clientèle touristique. Des sacs en jute, des bijoux et des tableaux ont pris le pas sur le carton, mais les ventes tardent à décoller. «Nous avons peud’occasions pour promouvoir nosproduits. Pourtant nous avons investi dans la production», déplore Nicole Jean, quelque peu découragée. Les membres de cette association comptent beaucoup sur la possibilité de tenir des expo-ventes afin de pouvoir continuer à produire. Elles sont aussi d’avis qu’un emplacement leur fait cruellement défaut.

«Avec la difficultéde trouver de l’emploi, noussommes conscientes qu’il fautmiser sur l’entrepreneuriat et letourisme, mais les facilités nesont pas mises à notre disposition», dit Clayvie Jean. L’association souhaite pouvoir disposer d’un endroit pour tenir une foire chaque mois. «Les gens pourront voir le travail qui se fait et acheter nos produits. Nos membres seront encouragées et d’autres pourront aussi se lancer», ditClayvie Jean. Elle est d’avisque le Village Hall pourraitfaire l’affaire.

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