Le monde du football choqué après la mort d''un fan du PSG

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La mort d''''un supporter du Paris Saint-Germain, roué de coups le 28 février en marge d''un match de son club contre l''Olympique de Marseille, a relancé jeudi le débat sur les violences dans le football.

Cet homme âgé de 38 ans, frappé par d''autres supporters parisiens, se trouvait depuis la semaine dernière en état de mort clinique dans un hôpital de Clichy (Hauts-de-Seine), où il est décédé dans la nuit, a déclaré le parquet de Paris.

Une autopsie sera pratiquée, a-t-il précisé. La garde à vue de quatre suspects arrêtés, le mercredi 17 mars, qui auraient eu un "rôle actif", a été prolongée.

Un autre homme a déjà été mis en examen et écroué samedi dernier pour tentative d''homicide volontaire, un chef qui va être requalifié en homicide volontaire.

La victime était un habitué de la tribune "Boulogne" du Parc des Princes, où se retrouvent des membres de groupuscules d''extrême droite. Ses agresseurs présumés fréquentaient la tribune "Auteuil", peuplée de supporters de la banlieue et de membres de groupes d''extrême gauche.

Le club parisien, qui avait déjà arrêté la vente de billets pour les matches à l''extérieur, a annoncé la suspension de toutes les conventions passées avec les associations de supporters.

Son président, Robin Leproux, a promis lors d''une conférence de presse de prochaines "décisions lourdes nouvelles, efficaces, des décisions désagréables pour une partie des supporters mais absolument nécessaires".

Le ministre de l''Intérieur, Brice Hortefeux, a annoncé dans un communiqué que le match de coupe de France entre l''AJ Auxerre et le PSG du 23 mars se jouerait à huis clos.

Le drame renvoie le club à celui de novembre 2006, quand Julien Quemener, supporter de "Boulogne", avait été abattu par un policier qui cherchait à protéger un supporter de Tel-Aviv cible d''une agression antisémite par des fans d''extrême-droite.

La Fédération française de football s''est dite dans un communiqué confortée dans "son choix de définir comme une priorité la lutte contre toutes formes de violence dans le football".

La Ligue de football professionnel (LFP) a promis de son côté qu''elle ferait "tout, avec les pouvoirs publics et les clubs, pour éviter que d''autres drames de cette nature ne puissent se reproduire".
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