Le meurtrier présumé d’Hélène Lam Po Tang ne parvient pas à identifier le troisième suspect

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Le meurtrier présumé de l’ex institutrice n’est pas parvenu à identifier formellement celui qui lui a ouvert la porte de la résidence des Lam Po Tang le jeudi 14 octobre. Il avance qu’Ah Kim Chue Kee Cheung (au centre), l’ami du mari de la victime, ressemble fort à l’homme qui était sur les lieux du crime.

Ce mercredi 3 novembre, dans les locaux de la CID de Moka, Sanjeev Nunkoo, le meurtrier présumé d’Hélène Lam Po Tang n’a pu identifier de façon formelle Ah Kim Chue Kee Cheung. Lors de la confrontation organisée par la Major Crimes Investigation Team (MCIT), il a marmonné « I« Li parey couma li ». (Il lui ressemble).

Ah Kim Chue Kee Cheung, 57 ans,&nbsp est un ami de Gary Lam Po Tang, 69 ans, mari de la victime et patron de l’accusé, Nunkoo. Il a été appréhendé dans la soirée de lundi pour sa participation alléguée dans le meurtre de l’ex institutrice de 61 ans.

Dans ses aveux, Sanjeev Nunkoo, 38 ans, Assistant Production Manager au sein de&nbsp l’entreprise de galvanisation de métaux des Lam Po Tang, a déclaré qu’un homme d’origine chinoise lui a facilité l’accès à la résidence de son employéur, au 23 avenue des Roses, au morcellement Swan, quartier chic de Baie-du-Tombeau, le jeudi 14 octobre.

La date a été choisie avec soin par Gary Lam Po Tang, dit-le suspect Nunkoo, afin qu’il ait un alibi, étant parti en voyage d’affaires en Chine le dimanche précédent. L’inconnu lui a ouvert la porte et il s’est emparé d’un couteau de cuisine pour éliminer Hélène Lam Po Tang, ce sur ordre de son patron, affirme-t-il.

Or, à la découverte du cadavre, le lendemain, celui-ci portait vingt-cinq plaies causées par des coups de couteau et une fourchette de jardin à trois dents. Restait donc aux limiers de la MCIT à mettre un visage et un nom sur ce fameux inconnu.

C’est à partir d’une photo que Sanjeev Nunkoo les a mis sur la piste d’Ah Kim Chue Kee Cheung. En détention depuis lundi soir, ce commerçant du quartier chinois de Port-Louis a nié toute participation dans ce meurtre. Mardi, il a gardé le silence et ce n’est que ce mercredi, après sa comparution en cour sous une accusation provisoire de meurtre, qu’il a consenti à être entendu, ce en présence de son homme de loi, Me Raouf Gulbul.

Refusant d’admettre un quelconque rôle dans ce meurtre, il a alors réclamé une confrontation, plutôt un face-à-face, avec Sanjeev Nunkoo. Cet homme, déclare-t-il, lui est étranger et il n’a jamais eu l’occasion de le rencontrer.

La réaction du meurtrier présumé n’a pas échappé à Ah Kim Chue Kee Cheung qui clame son innocence et qui met de l’avant un alibi en béton : il soutient qu’il était en compagnie de quatre de ses employés dans son magasin ce jeudi 14 octobre. Il invite même la MCIT à vérifier son téléphone portable, histoire d’établir avec son opérateur sur quelle station de relais, géographiquement parlant, l’appareil émettait au moment du crime.

Reste donc à la MCIT d’établir si c’est bien Ah Kim Chue Kee Cheung qui a agi comme éclaireur chez les Lam Po Tang ce jeudi 14 octobre. En ce qu’il s’agit de Sanjeev Nunkoo, les indices s’accumulent contre lui. Il devra être soumis à un interrogatoire approfondi en présence de son avocat, Me Rama Valayden, dans les jours à venir.

De son coté, Gary Lam Po Tang, accusé d’avoir commandité le meurtre de sa femme, ne dit mot sur cette affaire. Ses avocats, Mes Yousuf Mohamed, Senior Counsel (SC), et Ravi Yerrigadoo attendent le feu vert de la MCIT pour l’assister dans sa déposition. Il ressort que les hommes du surintendant Yousoof Soopun veulent réunir suffisamment de preuves contre le riche industriel avant de l’interroger.&nbsp

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