Le Mayotte - Paris pas moins cher que le Mayotte - Réunion - Paris

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Le 26 août prochain, le premier Boeing 777 200LR aux couleurs d’Air Austral se posera à Mayotte. Il est le seul appareil à pouvoir décoller sur la piste de 1 930 m de Mayotte et assurer un vol sans escale jusqu’à Paris.

Plus rapide oui, moins cher non. Alors que le premier Boeing 777 200LR aux couleurs d’Air Austral destiné à assurer les vols directs sur Paris se posera le 26 août prochain à Mayotte, l’Aviation civile a jeté un pavé dans la mare. “Le prix du billet pourrait ne pas baisser, voire monter à cause du prix du carburéacteur, plus cher à Mayotte qu’à La Réunion” a indiqué Yves Debouverie, chargé de mission à la Direction générale de l’aviation civile à Paris, lors d’un premier débat public sur le projet d’aménagement de la piste de Pamandzi.

Le 26 août prochain, le premier Boeing 777 200LR aux couleurs d’Air Austral se posera à Mayotte. La compagnie réunionnaise a passé commande de deux exemplaires de cet appareil. Ils remplaceront deux des trois B.777-200 ER dont le contrat de location arrive à terme. Équipé de 362 sièges en trois classes, 14 en Club, 32 en Confort et 316 en Loisirs, dans les soutes pourront être positionnées jusqu’à 12 tonnes de fret, le B.777-200 LR est le seul appareil à pouvoir décoller sur la piste de 1 930 m de Mayotte et d’assurer un vol sans escale jusqu’à Paris. Trois rotations sont programmées à partir du 30 octobre au départ de Mayotte. Une quatrième fréquence sera ajoutée en haute saison.

Les Mahorais avaient placé beaucoup d’espoir tant en terme de gain de temps que de baisses tarifaires dans la mise en place de cette desserte. Jusqu’à présent, seule Corsairfly assure un vol direct Paris - Dzaoudzi, le retour se faisant via Antananarivo. Gérard Ethève, président du directoire et directeur général d’Air Austral, avait douché lui aussi les enthousiasmes. “Si le prix du carburant qui est plus cher de 55% par rapport à la Réunion ne baisse pas à Mayotte, cela pourrait compromettre la ligne directe car nous ne pourrons pas proposer aux Mahorais la baisse significative sur le prix du billet qu’ils attendent depuis des années.”

Le dossier établit par le maître d’ouvrage qui sert de base au débat public met l’accent sur le gain de temps indéniable, cinq heures de moins entre Mayotte et Paris en vol direct sans passage par la Réunion mais pointe du doigt ce problème du prix du kérosène.

On peut observer que, par rapport au vol Mayotte-France via une escale intermédiaire, le vol direct permet de réaliser des économies notamment sur les coûts d’escale et les coûts du personnel navigant. En revanche avec les hypothèses prises sur le prix du kérosène, sensiblement plus élevé à Mayotte qu’à La Réunion, le coût du carburant est plus important, ce qui atténue la baisse du coût du transport aérien du passager Mayotte-métropole. De même, la comparaison des coûts entre le vol direct et le vol semi-direct est sensible à l’écart entre le prix du kérosène à Mayotte et celui de l’aéroport d’escale. Au final, le coût des deux types de vol peut être quasiment identique. En conclusion, compte tenu du prix plus élevé du kérosène à Mayotte, le prix d’un billet en vol direct ne sera pas forcément sensiblement différent de celui d’un vol semi-direct”, peut-on lire dans le document. Produit par le maître d’ouvrage du projet d’aménagement de la piste de l’aéroport de Mayotte.

Source : Alain Dupuis, Le Journal de l’île de la Réunion, 7 juillet 2011.

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