Le leader de l’opposition accueille la nomination de Megh Pillay «avec soulagement»

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Paul Bérenger dit ne pas pouvoir se retenir de pousser un «Ouf de soulagement» suite à la nomination de Megh Pillay à la tête de la State Trading Corporation (STC). Le leader de l’opposition se dit rassuré que ce soit l’ancien N° 1 de Mauritius Telecom qui dirige la STC.

«Depuis 2005, il n’y a eu que des scandales et des magouilles à la STC et ce sont les consommateurs qui en ont fait les frais. Nous connaissons les compétences de Megh Pillay et son honnêteté. Nous comptons sur lui pour dire non à toute forme de magouille et à tout ce qui contre l’intérêt des consommateurs», affirme Paul Bérenger.

C’était lors de sa conférence de presse de ce samedi 31 juillet. Le leader de l’opposition estime que cette nomination «rassure». Paul Bérenger est également revenu sur le contrat exclusif liant Betomax - une compagnie subsidiaire&nbsp de Betonix Ltd - à la STC pour le transport de produits pétroliers pour les 15 prochaines années.

Si Paul Bérenger estime que c’est une bonne chose que Maurice se dote, à travers la compagnie Betonix d’un navire-citerne à double coque, il est, toutefois, important que nous sachions qui déterminera le taux de fret.

«Nous sommes très satisfaits que c’est Megh Pillay qui sera à la barre de la STC au moment où il faudra déterminer ce taux de fret. C’est un exercice difficile et délicat et qui affectera directement le consommateur», explique le leader du Mouvement militant mauricien (MMM).

D’autre part, Paul Bérenger propose une révision complète de Public Procurement Act de 2006. Il cite, entre autre, deux provisions de cette loi régissant l’allocation de contrat pour les différents ministères et agences d’Etat.

La première stipule qu’il n’est pas nécessaire de passer par la Public Procurement Office (PPO) - l’ancien Central Tender Board - pour l’allocation de contrats ne dépassant pas la barre des Rs 100 millions. Ensuite il y a une partie de cette loi qui fait provision pour les appels d’offres publics d’urgence sans passer par le PPO.

Paul Bérenger a illustré les dérives de la loi en citant l’exemple de la récente acquisition par la Central Electricity Board de deux turbines électriques. Le coût de cet achat, estimé au départ à Rs 1,2 milliards, est passé à 1,7 milliards suite à un appel d’offre qualifié d’urgent.

Il y a aussi eu le contrat alloué à AJMC-Colas pour un montant de Rs 83 millions. Dans ce cas, l’appel d’offres à été traité à la Road Development Authority (RDA) sans passer par le PPO.

«Cela est choquant. Il faut revoir la loi de fond en comble», déclare Paul Bérenger.

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