Le gendre de SAJ agressé à l’acide : les deux accusés devront se présenter à leur procès

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Le Chef juge a refusé la demande des agresseurs présumés du Dr Krishan Malhotra de bloquer la réouverture de leur procès en Cour intermédiaire ce mercredi matin. Bernard Sik Yuen estime qu’on ne peut tourner cette instance en ridicule.

Nirmal Ramdin et Kishen Hazareesing ne peuvent demander à la Cour suprême « de s’asseoir » sur une décision faite par cette même instance. C’est en ces termes que le chef juge, Bernard Sik Yuen, a rejeté hier, mardi 24 mai, la demande conjointe de Nirmal Ramdin et Kishen Hazareesing quant à un ordre visant à interdire à la Cour intermédiaire de les convoquer ce mercredi 25 mai pour le nouveau procès qui s’ouvre contre eux.

Accusés d’avoir agressé à l’acide le Dr Krishan Malhotra, gendre du président de la République, sir Anerood Jugnauth, à la clinique MedPoint, à Phoenix, le 12 mars 1998, les deux cousins ont été condamnés par la Cour intermédiaire le 25 juillet 2008 à six ans de servitude pénale.

Après avoir fait appel auprès de la Cour suprême, les condamnés ont déchanté. Celle-ci a fini par statuer que le procès était une « nullité ». Des irrégularités ont été mises à jour et elle a ordonné la réouverture du procès le 10 décembre 2010.

Vingt jours plus tard, Nirmal Ramdin et Kishen Hazareesing ont donc réclamé l’autorisation de la Cour suprême pour faire appel au Privy Council. Celle-ci leur a été refusée mais ils ont, semble-t-il, fait de sorte de loger leur appel devant cette instance, ce mardi 24 mai. Suite à cette démarche, le Chef juge ainsi que le juge Bushan Domah indiquent qu’ils ne peuvent bloquer le procès en Cour intermédiaire ce matin, laissant la décision aux mains des Law Lords.

L’agression du Dr Krishan Malhotra aurait pour motif la vengeance. L’enquête de police a indiqué que Kishen Hazareesing était très remonté contre le gendre du président de la République, son père étant décédé dans des circonstances troubles à la clinique.

L’un des éléments du dossier à charge est que Nirmal Ramdin avait des brûlures de nature corrosive sur les mains, selon le constat de l’ex-médecin légiste, Satish Boolell. Ce qui n’est pas compatible avec des brûlures causées par de l’huile de cuisson en faisant frire du poisson tel que le présumé complice de Kishen Hazareesing le prétend.

Les deux hommes s’étaient rendus à la clinique le jour de l’agression mais Nirmal Ramdin soutient être seulement venu obtenir l’avis d’un médecin quant aux blessures subies par son cousin. Ils sortaient de l’enceinte de l’établissement quand la police les a interceptés.

Dans son jugement rendu dans cette affaire le 25 juillet 2008, le magistrat Pritviraj Feknah a ainsi laissé entendre qu’on « peut comprendre leur frustration mais on ne peut leur pardonner leurs actes». D’autant que le Dr Kishan Malhotra a perdu la vue et ne peut pratiquer, ce qui a mené au déclin de la clinique.

Rendez-vous est donc pris avec la justice par les deux accusés ce mercredi 25 mai.&nbsp

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