Le FSP contre toute forme de privatisation de la CHC

Avec le soutien de

Le Front syndical portuaire (FSP) rencontrera le président de la Mauritius Ports Authority (MPA), David Gracieuse, pour lui faire part de son refus catégorique d’allier la CHC Ltd à un partenaire stratégique.

La Port-Louis Harbour and Docks Workers Union (PLHDWU), la Stevedoring and Marine Staff Employees Association (SAMSEA) et la Docks and Wharves Staff Employees Association (DAWSEA) ne veulent pas que leur «lutte pour la création de la Cargo Handling Ltd» soit «bafouée».

Ces syndicats du port soutiennent que, puisque la CHC a beaucoup investi dans des équipements modernes au coût de plus de Rs 1,5 milliard, il n’y a pas lieu à «servir tout cela sur un plateau à un partenaire stratégique».

Ils soulignent que la compagnie portuaire est née en 1983 «sous la pression des syndicats», pour reprendre les activités portuaires gérées à l’époque par le secteur privé. Selon les syndicalistes, c’est «grâce aux bons services offerts» par la CHC que le port de la capitale «s’est faite une réputation». De plus, affirment-ils, les agences maritimes, telles que la MSC et Maersk Line choisissent les quais de la capitale pour transborder leurs conteneurs, est «la preuve» même que ce port est «un des meilleurs de l’océan Indien».

Pour rappel, la CHC a comme actionnaires la State Investment Corporation (SIC)- qui en détient plus de la moitié, la Mauritius Ports Authority (MPA) et l’Etat.

Les syndicalistes réclament une augmentation du capital de la CHC

Les syndicalistes du port demandent que le capital de la société portuaire soit augmentée de Rs 500 millions «afin de lui permettre de bien fonctionner». Ils font cette demande en se fondant sur le fait que la CHC fait un chiffre d’affaires de Rs 1,3 milliards. «Nous lançons un appel aux actionnaires pour qu’ils investissent plus d’argent, particulièrement la SIC, qui est en mesure de le faire puisqu’elle a la responsabilité d’investir l’argent du gouvernement», déclare Gérard Bertrand, président de la SAMSEA.

Celui-ci explique que la CHC avait un capital de Rs 1 million en 1983 et était alors un ‘labour contractor’ pour la Mauritius Ports Authority. Mais sous le nouveau Ports Act de 1997, elle est devenue un ‘full-fledged cargo operator’ et doit payer annuellement des frais de concession de l’ordre de Rs 190 millions annuellement à la MPA.

Le FSP révolté que la MPA réclame de l’argent aux agences maritimes

Le Front syndical portuaire trouve aberrant que la MPA réclame un «frais» aux agences maritimes pour chaque conteneur manipulé par la CHC Ltd. « Pour chaque conteneur débarqué ou embarqué sur un bateau, si la CHC Ltd impose, par exemple, 60 US $ aux agences maritimes, la MPA prélève 50 US $ de ses revenus», affirme Gérard Bertrand. Les syndicats pensent qu’en tant que propriétaire, la MPA a un rôle de régulateur et n’a pas le droit de réclamer des frais au même titre que la CHC. Ceci parce que cette dernière a un permis d’opération et paye une location de Rs 190 millions pour l’espace qu’elle utilise dans le port.

La PLHDWU, la SAMSEA et la DAWSEA sont déterminés à rencontrer le nouveau président de la MPA, David Gracieuse, pour lui faire part de leurs opinions quant à ces problèmes.


Mauritius Ports Authority (MPA) http://www.mauport.com/
State Investment Corporation (SIC) http://www.stateinvestment.com/

Cargo Handling Ltd (CHC) http://www.chcl.mu/
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