Le Derby de Londres en vedette

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Face à la pression médiatique, Arsène Wenger résiste. Tant bien que mal. Le manager d’Arsenal s’efforce de ne pas tirer de "conclusions hâtives". "Vous ferez les comptes à la fin, a martelé cette semaine l’Alsacien aux journalistes anglais. Je peux juste dire que Tottenham a terminé derrière nous lors des quinze dernières saisons." Mais cette année, le vent a tourné sur Londres. Et à l’heure de défier leurs voisins, dimanche (14h30), à l’Emirates Stadium, les Spurs sont solidement installés sur la troisième marche de la Premier League. Avec dix longueurs d’avance sur les Gunners.

Sous l’ère Wenger, jamais Arsenal n’avait abordé un derby face à son voisin dans une position aussi inconfortable. Avec un tel retard. Faut-il y déceler le signe que le rapport des forces s’est inversé ? Même Thierry Henry, fraîchement rentré aux Etats-Unis après une pige convaincante, accrédite cette thèse.

"Pendant des années, nous avons été largement au dessus de Tottenham et pour la première fois cette saison, ça semble être l’inverse", reconnaît le meilleur buteur de l’histoire d’Arsenal dans le Daily Mail.

Les anciennes gloires du club ne s’y trompent pas : après deux revers cuisants face à Sunderland (0-2) et Milan (4-0), le derby de dimanche vaudra de l’or dans la course à la Ligue des champions, si vitale pour l’avenir d’Arsenal.

"C’est même le plus important depuis qu’Arsène Wenger est à la tête de l’équipe", insiste, au micro de la BBC, Lee Dixon, 624 matches avec Arsenal au compteur.

Pour la première fois sous l’ère Wenger, les Gunners accueillent les Spurs avec du retard sur leurs voisins londonien. - 2 Alors bien sûr, les joueurs actuels, eux, se réfugient comme ils peuvent derrière un positivisme forcené. Comme si rien n’était plié, comme si tout restait possible. "Tottenham est devant nous au classement depuis très longtemps. Mais on peut changer les choses", annonce le capitaine Robin van Persie.

Bacary Sagna voit dans ce derby "une belle occasion de rebondir". "Une victoire nous donnerait encore plus de puissance pour avancer", prédit le latéral droit des Gunners, qui s’était blessé lors du match aller, perdu à White Hart Lane (2-1). "Avancer", pour sauver les meubles et masquer les errances d’une septième saison consécutive sans le moindre trophée au bout.

Dans un langage assez cru, Emmanuel Petit voit dans cette longue traversée du désert "la chronique d’une mort annoncée". "A la base, Arsène a changé de projet sportif, notamment au niveau de la politique des transferts", explique l’ancien milieu de terrain d’Arsenal dans les colonnes de France Football.

Avant, il s’appuyait sur des joueurs d’expérience, des leaders, des gagneurs. Une fois sa crédibilité assise en gagnant des titres, il a changé de politique, en se tournant vers la formation. Le dernier mercato a été très mal géré."

Pour la première fois sous l’ère Wenger, les Gunners accueillent les Spurs avec du retard sur leurs voisins londonien. - 3 Pour relever la tête, Petit appelle "Arsène à prendre du recul".

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