Le comité parlementaire de la Commission anti-corruption reconstitué sans l’opposition

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Le Speaker de l’Assemblée nationale a annoncé la reconstitution d’un nouveau comité parlementaire pour superviser la Commission anti-corruption (ICAC), selon les dispositions légales. L’opposition maintient qu’elle n’a aucune confiance dans la commission et ne souhaite pas cautionner ce comité.

La recomposition du comité parlementaire de l’ICAC a été annoncée par le Speaker au début de la séance parlementaire de ce mercredi 22 mai. Toutefois, Kailash Puryag a donné uniquement les cinq noms proposés par le Premier ministre. Il s’agit du du Chief Whip Rihun Hawoldar, des Private Parliamentary Secretaries Balkisoon Hookooom, Reza Issack et Aurore Perraud ainsi que de la députée Nita Deerpalsing.

Selon les dispositions de la Prevention of Corruption Act, il revient au leader de l’opposition de choisir les quatre autres membres du comité parlementaire de l’ICAC. Sollicité à ce propos, Paul Bérenger a fait comprendre que l’opposition ne participe plus aux travaux de ce comité depuis octobre 2011. En conséquence, le leader de l’opposition n’a soumis aucun nom pour compléter la composition de ce comité.

En effet, lors de la précédente session de l’Assemblée nationale, les quatre membres de l’opposition qui siégeaient au sein de ce comité – en l’occurrence Rajesh Bhagwan, Steve Obeegadoo, Jean-Claude Barbier et Kee Chong Li Kwong Wing — avaient démissionné en bloc, le 3 octobre 2011. Depuis la prorogation du Parlement en mars dernier, tous les comités parlementaires ont été automatiquement dissous et devaient être reconstitués avec la proclamation d’une nouvelle session de l’Assemblée nationale.

Le secrétaire général du Mouvement militant mauricien (MMM), Steve Obeegadoo, explique que l’opposition ne continuera pas à cautionner un comité « qui tourne en rond ». Il affirme qu’il y a deux raisons fondamentales au refus du MMM de participer au comité parlementaire de l’ICAC.

« Premièrement, le MMM ne fait plus confiance à l’ICAC principalement à cause de la composition du conseil exécutif de la commission et à cause de son comportement par rapport au choix des enquêtes et pour la manière dont les enquêtes sont menées. Nous ne considérons pas que la commission agisse de façon indépendante. Deuxièmement, nous nous sommes rendu compte que le comité est incapable d’évaluer l’efficience et l’efficacité de la commission », explique Steve Obeegadoo.

Ce dernier ajoute que le comité parlementaire ne joue plus son rôle de supervision du fonctionnement de la commission et comme une émanation du législatif avec des membres qui se comporteraient comme des représentants de l’exécutif.
Par ailleurs, le Public Accounts Committee (PAC) a également été reconstitué. Le leader adjoint du MMM, Alan Ganoo, a été reconduit à la présidence de ce comité.

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