Le Central CID dit ne pas être tenu de révéler la déposition de Ramgoolam à Bérenger

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Le Central CID n’a pas tardé à réagir aux propos du leader de l’opposition qui l’accuse de sombres desseins. Il explique qu’au terme de la loi, il n’a pas à révéler la déposition de Navin Ramgoolam qui l’accuse de l’avoir diffamé.

La loi est la même pour tous. Un suspect entendu au début d’une enquête de police n’a pas accès à la déposition de la personne qui a porté plainte contre lui. C’est ce qu’a tenu à souligner le Central CID dans un communiqué émis dans l’après-midi de ce mardi 30 août en réaction aux propos tenus par Paul Bérenger pour justifier sa décision de ne pas répondre à sa convocation.
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Accusé par le Premier ministre, le jeudi 14 juillet, de l’avoir diffamé en déclarant qu’il aurait réclamé une seconde évaluation de la clinique MedPoint, le leader de l’opposition a été invité par le Central CID à donner sa version des faits mardi matin. Paul Bérenger a cependant décidé de ne pas se rendre aux Casernes centrales, estimant être en droit de lire la déposition de Navin Ramgoolam au préalable.

En fait, avance le Central CID, c’est l’homme de loi de Paul Bérenger, Me Ivan Collendavelloo, qui a demandé à voir ce document lors d’une rencontre avec le chef de ce département le lundi 29 août. Or, en vertu de loi, le Central CID n’est pas tenu à accéder à cette requête, d’autant que l’enquête vient de démarrer.

Le Central CID fait remarquer que le leader de l’opposition n’était pas présent au moment où cette demande a été faite. L’avocat a toutefois été informé lors de la rencontre de lundi que son client et lui-même seraient verbalement informés des accusations de Navin Ramgoolam. « L’avocat, toutefois, a alors indiqué que tout ce qui les intéresse c’est de voir la déposition du Premier ministre », précise le Central CID.

Au vu de la mobilisation organisée par le MMM à Rose-Hill dans la matinée, la police tient à rassurer le public qu’elle a agi en conformité avec la loi. Et que c’est la même procédure qui s’applique à tout le monde, espérant que « ceux concernés par cette enquête » collaboreront pleinement.&nbsp

Le Central CID rejette également les allégations de Paul Bérenger selon lesquelles il a « dormi » dans le cadre de&nbspcette enquête. Les procédures d’usage ont été suivies avec l’interrogatoire de toutes les personnes concernées. Tout en indiquant avoir été en communication avec les avocats du suspect tout le long de l’enquête.

Paul Bérenger, révèle-t-il, devait être convoqué au début de la semaine dernière. Mais Ivan Collendavelloo n’étant pas au pays, les enquêteurs ont attendu qu’il rentre le vendredi 26 août. Le lendemain, il a contacté le patron du Central CID pour le rendez-vous de lundi. Pour la police, il est faux de dire qu’elle n’a rien fait depuis le 15 juillet.

De son côté, Ivan Collendavelloo, déclare n’être pas en « quête de faveurs de la police ». Au micro de Radio One, il souligne qu’il aura une rencontre avec les enquêteurs ce jeudi 1er septembre avant de décider de la marche à suivre.
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