L'armée syrienne bombarde les faubourgs de Damas

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Les forces du président syrien Bachar al Assad ont repris jeudi 22 août le bombardement des faubourgs de Damas contrôlés par les rebelles, maintenant la pression sur les quartiers qui auraient été aux premières heures de mercredi la cible d'une attaque chimique, rapportent des activistes.

Le Conseil de sécurité des Nations unies réuni en urgence a demandé mercredi après-midi que "la lumière soit faite" sur les accusations de recours aux armes chimiques dans les faubourgs de la capitale syrienne, mais il n'est pas parvenu à s'entendre pour demander une enquête à l'équipe de l'Onu déjà sur place.

Les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni, ainsi qu'une trentaine d'autres pays, avaient demandé que le chef de la mission d'enquête de l'Onu en Syrie, le Suédois Ake Sellstrom, arrivé dimanche à Damas avec son équipe pour enquêter sur d'autres recours présumés aux armes chimiques, enquête sur ces derniers faits dès que possible.

Bien que le Conseil de sécurité n'ait pas appuyé cette demande, en raison, selon des diplomates, de l'opposition de la Russie et la Chine, les Quinze ont salué l'appel formulé par le secrétaire général de l'Onu Ban Ki-moon pour que la lumière soit faite.

Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a dit jeudi matin souhaiter une "réaction de force" de la communauté internationale s'il y a la preuve de l'utilisation d'armes chimiques par le régime syrien.

"Il faut une réaction de force de la communauté internationale en Syrie", a-t-il dit sur RMC et BFMTV, en précisant qu'il n'est "pas question d'envoyer des forces militaires". Il a ajouté que si le Conseil de sécurité ne pouvait prendre de décisions, il faudrait en prendre d'une autre manière, sans préciser ce qu'il entendait par là.

L'Iran, allié de Damas, a estimé jeudi que le régime syrien ne pouvait pas être responsable de l'attaque chimique, et que, si attaque chimique il y avait bel et bien eu, elle devait être l'oeuvre de "groupes terroristes."

Des roquettes tirées par des "orgues de Staline" et des obus de mortier se sont abattus aux premières heures de jeudi sur Djobar et Zamalka, deux des quartiers de la région de Ghoutz où, selon différentes sources de l'opposition syrienne, des gaz neurotoxiques auraient fait entre 500 et 1 300 morts mercredi.

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