La société mauricienne Bioculture Ltd poursuivie en Cour à Puerto Rico

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La société Bioculture&nbspLtd, spécialisée dans l’exportation de singes de laboratoire, fait face à la colère d’une partie des habitants de Puerto Rico et des associations de défense des animaux.

Cela est dû à son projet d’implanter une ferme d’élevage de singes, de Maurice vers Guayama à Puerto Rico. La compagnie soutient, pour sa part, qu’elle a respecté toutes les procédures pour la mise en place de cette ferme.

Ce projet n’est pas bien vu et a même débouché sur une action légale, initiée par l’association People for the Ethical Treatment of Animals(PETA). Cette dernière accuse Bioculture d’avoir frauduleusement obtenu ses permis. L’affaire suscite une polémique dans le district. Au point, il y a une bataille à coups d’affichage.

Maurice exporte en moyenne dix milles singes par an. Ce qui génère des revenus estimés à plus de Rs 1 milliard annuellement.

Il faut croire que le singe de laboratoire représente un marché lucratif car de nouveaux concurrents, tels que la Chine, le Vietnam ou le Cambodge, arrivent sur le marché avec des singes de bonne qualité et à des prix très compétitifs.

«Afin que le singe mauricien reste compétitif et afin de mieux servir nos clients américains, Bioculture doit donc ouvrir une ferme d’élevage à Puerto Rico», explique Owen Griffiths, directeur de Bioculture. L’objectif est d’être plus proche du marché américain afin de lui offrir des singes de meilleure qualité et à meilleur prix. «C’est la seule façon de survivre face à la vague de singes à prix compétitifs, venant de Chine, Vietnam ou du Cambodge. Ces pays représentent une menace à l’avenir de l’industrie d’élevage de singes à Maurice», fait ressortir Owen Griffiths.

Bioculture se défend, cependant, d’avoir obtenu ses permis de manière frauduleuse. «Nous avons effectué les démarches adéquates et avons été guidés dans ces procédures par les départements gouvernementaux américains concernés» dit Owen Griffiths. «Les démarches de permis aux Etats-Unis sont strictes, complexes, nombreuses, et demandent une consultation de la communauté locale et fait l’objet d’un examen du public», poursuit-il.

La compagnie compte donc maintenir sa démarche qui «tombe à pic dans la perspective de renforcement de l’industrie d’élevage et d’exportation de singes. Une initiative qui représente un investissement conséquent aux Etats-Unis, qui reste l’un des plus grand importateurs de singes de laboratoire», précise Owen Griffiths.

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