La Réunion: une filière malgache de prostituées

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La prostitution s’est totalement diversifiée ces dernières années. De nombreuses Réunion­naises travaillent désormais « indoor ».

Un rapport sur la prostitution à La Réunion évoque les pratiques locales. On a recours à des réseaux de recrutement malgaches.
 

Si les visages de la prostitution réunionnaise ont changé, il y a une réalité qui s’est accentuée: celle des réseaux de recrutement dans la Grande-Île. En croisant toutes les données, l’ARIV conclut que la majorité des prostituées de rue, à Saint-Denis et à Saint-Pierre, sont des Malgaches. Le recrutement se fait depuis La Réunion, puis les filles se placent sous la coupe d’un proxénète ou d’une «tatie» qui rentabilise le prix du billet d’avion au maximum. «Les Malgaches ont pris tout le marché, en cassant les prix. De 40 euros, le prix de la passe est descendu à 15 euros, voire 10. Elles prennent 30 euros sans le préservatif», témoigne une prostituée.
 

Le rapport estime qu’une centaine de filles arriverait chaque année de la Grande-Île. De nombreux témoignages confortent cette analyse de la situation.
 

«Il y a une concurrence très rude entre les Malgaches et les Franco-Mauriciennes, et du coup elles sont donc de moins en moins vêtues afin d’attirer les clients. Elles se sont dispersées sur Saint-Denis, car en groupe elles ont moins de clientèle; cela leur permet d’avoir moins de concurrence, plus de clients et donc plus d’argent, mais elles s’exposent plus au danger et prennent plus de risques
 

Le rapport évoque même l’existence d’une «malgache connexion», un réseau qui permettrait aux filles d’obtenir des visas court séjour pour entrer à La Réunion.

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