La Réunion-pêche : forte croissance pour la Sapmer

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L’armement de pêche Sapmer affiche pour l’année 2010 une forte croissance chiffrée à 45,6 % par rapport à 2009. Le chiffre d’affaires est passé de 33 millions d’euros en 2009 à 48 millions l’an dernier.

La société, qui s’est lancée dans le thon tropical depuis 2009 et compte pour cette activité avec une flotte de trois senneurs surgélateurs de 90 mètres, estime que “ces résultats sont conformes au plan de développement” qui doit aboutir à un chiffre d’affaires de 70 millions d’euros en 2012 (entre 60 et 65 millions en 2011), selon Yannick Lauri, le directeur général.

2010 a été boostée par “une bonne orientation de son activité pêcherie - langoustes, lésine et thons confondus - qui croît de 40 % pour atteindre 45 millions d’euros” mais aussi “d’une montée en puissance de son activité valorisation de produits halieutiques” dont les résultats ont été multipliés par trois (3 millions d’euros).

Enfin, la Sapmer travaille déjà à un nouveau plan de développement pour 2012-2018. Un agrandissement de sa flotte n’est pas exclu. Aujourd’hui, outre les trois thoniers senneurs, elle possède et gère quatre palangriers et un chalutier œuvrant dans les mers australes

Mea culpa de la Sapmer

Le Mozambique accusait les thoniers français, œuvrant dans sa zone économique exclusive, d’irrégularités et de fraudes en 2010. La Sapmer notamment était pointée du doigt comme ayant commis des infractions graves à la loi sur la pêche du Mozambique et à l’accord d’association signé entre l’Union européenne et ce pays. Les prises notifiées par le Franche-Terre étaient inférieures aux captures réelles de 58 tonnes.

Après enquête interne, la Sapmer donne raison au Mozambique. “C’est effectivement une erreur qui correspond à un seul coup de senne”, admet Yannick Lauri, le directeur général. Il poursuit : “Nous avons présenté nos excuses aux représentants du Mozambique présents à la Commission thonière de l’océan Indien au Sri Lanka (CTOI). La situation va être régularisée et nous paierons l’amende”.

Yannick Lauri explique que le Mozambique a voulu se servir de ces “incidents” pour peser sur le futur système d’allocation des quotas pour 2012 en discussion à la CTOI. “Cela nous a été confirmé”, lance-t-il. Maputo et les Seychelles veulent instaurer des quotas par zone afin de favoriser les Etats riverains. Or, cette proposition&nbsp au système prôné par l’Union européenne, essentiellement basé sur les captures historiques des dix dernières années.

(Source : Le Journal de l’île de la Réunion, 24 mars 2011.)

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