La Réunion : la guerre des nerfs redémarre à EDF

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Nouvelle semaine, nouvelle étape dans le conflit qui oppose les salariés d’EDF à leur direction. Lundi matin, à 6 heures, le préavis de grève déposé par la FNME-CGT (Fédération nationale des mines et de l’énergie) s’est achevé. De nouvelles actions de la part des agents grévistes sont à prévoir pour la fin de semaine.

Les cinq jours de négociations obligatoires étant aussi terminés, les agents d’EDF sont donc de nouveau officiellement en grève, même si aucune action ne perturbe pour le moment le fonctionnement de l’entreprise. Les représentants syndicaux de la FNME-CGT et deux directeurs nationaux des ressources humaines se sont rencontrés la semaine dernière&nbsp à Paris, sans trouver de porte de sortie au conflit.

“La direction est pour le moment dans un jeu de dupes : elle ne répond même pas à notre argumentaire. Nous ne sommes absolument pas d’accord avec le communiqué qu’elle a publié jeudi dernier (17 mars) disant que l’article 14-paragraphe 6 n’est pas applicable aux Dom”, insiste Patrice Atchicanon. “En plus, il semblerait que le Conseil d’Etat soit sur le point de rejeter la requête de la Séchilienne-Sidec concernant l’interprétation du statut des industries électriques et gazières, en se déclarant incompétent.”

“Depuis dimanche, nous informons les salariés qui veulent avoir des retours sur les réunions qui ont eu lieu avec la direction nationale”, explique Patrice Atchicanon, délégué CGTR-EDF. “Mercredi soir, nous nous concerterons avec nos collègues des Antilles pour mettre au point les différentes actions à mener. Nous monterons crescendo comme les fois précédentes puisque la direction ne semble comprendre que les rapports de force.

Alors coupera, coupera pas ? Pour le moment, la CGTR ne s’avance pas et reste évasive. “Concernant d’éventuelles coupures de courant, je n’ai pas de réponse. Mais les agents restent très motivés”, se contente d’indiquer le délégué syndical.

Rappelons que les grévistes revendiquent l’application de l’article 14-paragraphe 6 du statut des industries électriques et gazières de 1946, leur octroyant 53,8% de « surrémunération », compensant la cherté de la vie dans les Dom (départements d’outremer). La direction d’EDF, elle, ne veut pas entendre parler de ce texte et se base sur la note “Pers. 684”, mise en place en 1976, restreignant le montant de l’indemnité spéciale Dom à 25%.

(Le Journal de l’île de la Réunion, 22 mars 2011.)

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