La Réunion : l’UE accorde 1,8 million d’euros au secteur de la pêche

Avec le soutien de

La jeune interprofession réunionnaise de la pêche et l’aquaculture démarre l’année sous de bons auspices. Avec 1,8 million d’euros en provenance de l’Europe, l’association, qui vise à réguler le marché local en fédérant tous les acteurs, va pouvoir passer à la vitesse supérieure.

La bonne nouvelle est tombée le 22 décembre dernier. Après une bataille de lobbying, la Commission européenne a accordé 1,818 million d’euros pour 2011 à l’Association réunionnaise interprofessionnelle de la pêche et de l’aquaculture (Aripa).

Cette aide va permettre à l’Aripa, créée en avril dernier et regroupant la filière des pêcheurs aux distributeurs (huit associations en tout), de lancer de véritables actions. Selon Éric Levert, directeur régional des Affaires maritimes, “l’objectif est, d’une part, de faire baisser le prix du poisson pour augmenter la part des produits de la mer dans le panier de la ménagère réunionnaise et, d’autre part, d’assurer la rentabilité des armements et une meilleure rémunération des pêcheurs”.

Tout cela via la régulation du marché local où “les producteurs réunionnais ne pèsent que 15 % sur les 18 000 tonnes de produits de la mer consommées chaque année”.&nbsp Une performance très limite pour assurer la rentabilité des bateaux.

Il faut notamment&nbsp « lisser les pics et les creux de production pour maintenir un prix stable et un approvisionnement régulier », estiment les professionnels de la pêche. Cette nouvelle aide de l’UE&nbsp&nbsp se divise en deux : 1,388 million d’euros pour la structuration et 430 000 euros pour le soutien à la commercialisation. Concrètement, il est déjà question d’aides à l’achat des appâts, aux pièces mécaniques ou au transport.

En réduisant certains surcoûts, c’est la garantie d’une meilleure rentabilité des bateaux et d’un meilleur salaire aux marins payés à la part qui est escomptée. D’ailleurs si la rentabilité des bateaux se trouve améliorée, la production et la qualité pourront augmenter. Ce qui permettra notamment d’atteindre l’objectif de conquête du marché local fixé à 25 % dans les cinq ans à venir.

Philippe Guérin, président de l’Aripa,&nbsp soutient pour sa part : “Les aides européennes c’est bien, mais la colonne vertébrale pour rentrer dans un cercle vertueux reste la structuration du producteur au distributeur”. L’opportunité est là. Et pour cause, le Réunionnais ne consomme aujourd’hui que 20 kg par habitant et par an contre 25 kg pour un métropolitain (France)&nbsp ou 48 pour un Antillais… Le gap est considérable et la filière locale a un coup à jouer pour se développer et créer des emplois.

Les mois qui viennent vont être décisifs dans l’organisation de cette interprofession.

(Source : Le Journal de l’Ile de La Réunion)

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