La Réunion-environnement : la deuxième vie des déchets

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Depuis quelques années, la population est invitée à trier ses ordures ménagères, à séparer ce qui peut être valorisé ou non. Mais que deviennent ces déchets une fois jetés dans le bac jaune ?

Depuis 2002, un Plan départemental d’élimination des déchets ménagers et assimilés (PDEDMA) exhorte la population à faire le tri dans les ordures ménagères. L’objectif est de valoriser les déchets à travers le recyclage ou le réemploi, le compostage et la production énergétique. Sont alors apparus des bacs de différentes couleurs, dont le fameux bac jaune, régulièrement collecté par les cinq établissements publics de coopération intercommunale.

A l’heure actuelle, chaque habitant produit 609 kilos de déchets ménagers par an. 133 kg sont valorisés et 470 kg sont enterrés dans l’un des deux centres d’enfouissement de l’île, à Sainte-Suzanne et à Saint-Pierre. Le but du PDEDMA est de réduire le poids des déchets ménagers à 546 kilos par personne et par an d’ici 2020. 276 kg seraient alors valorisés et seuls 208 kg enfouis.

Une fois que les déchets du bac jaune parviennent au centre de tri, ils sont classés par catégorie : cartons et papier, plastique, aluminium, acier… Les encombrants et autres mauvais déchets qui traînent ici et là sont écartés et transportés au centre d’enfouissement. Triés, empaquetés, rangés dans des containers, les “bons” déchets sont prêts à être recyclés partout dans le monde : les papiers et les cartons sont envoyés dans les papeteries de l’Inde et d’autres coins de la zone océan Indien, l’aluminium et l’acier restent également dans la zone océan Indien, le verre est envoyé dans les verreries de Tanzanie et d’Afrique du Sud, les PET (plastique) en Thaïlande… Les déchets sont vendus à la tonne.

Arrivés à destination, les déchets sont traités et renaissent dans leur forme originelle ou sous un nouvel aspect. Le papier redevient du papier, mais des boîtes de conserve servent à la fabrication des vélos et des voitures, les bouteilles en plastique sont utilisées pour la confection de vêtements en fibre polaire, la construction de bancs ou de pots de fleurs…

Jetés dans la nature, certains déchets mettent plusieurs années, voire des siècles avant de disparaître. Quelques exemples de déchets qui ont la vie dure : une bouteille en plastique entre 400 et 500 ans, un mégot de cigarette entre 1 et 5 ans, des allumettes entre 3 et 12 mois, un chewing-gum jusqu’à 5 ans, une canette en aluminium entre 100 et 500 ans, une boîte de conserve quelques centaines d’années, et une bouteille de verre 4 000 ans. Un mouchoir en papier dure entre 1 et 3 mois et un journal entre 3 et 12 mois.


Le Journal de l’île de la Réunion, 26 avril 2011.

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