La police veut saisir le film sur les méfaits de la drogue réalisé par Jameel Peerally

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La projection du documentaire « Paradi an Dey » avait été interdite lors de la Journée Internationale de la lutte contre la toxicomanie. Maintenant, c’est Jamil Peerally son réalisateur qui est convoqué aux Casernes centrales pour enquête.

Le réalisateur du documentaire «Paradi an Dey», était recherché par le CID de Port Louis-Sud depuis ce matin. Mise au courant, Jameel Perally a de son propre chef pris rendez-vous le responsable de l’enquête.

C’est à 16hrs30 ce lundi 5 juillet, que Jameel Peerally se rendra dans les locaux de la CID de Port Louis-Sud aux Casernes Centrales en compagnie de son avocat, Me Jean Claude Bibi, pour y consigner une déposition. Il remettra, en même temps, une copie de son film à la police.

Dans un premier temps une projection publique de «Paradi an Dey», un film dénonçant les méfaits de la drogue, avait été organisé par le Mouvement Anti Drogue, un collectif regroupant plusieurs ONG travaillant avec les toxicomanes. La projection devait avoir lieu à la Place de la Cathédrale Saint Louis, le samedi 26 juin à l’occasion de la Journée Internationale de la lutte contre l’abus des drogues.

Toutefois,&nbsp la police devait dans une lettre aux organisateurs, interdire la projection publique. La raison évoqué était que le film n’avait pas, au préalable, reçu une autorisation du Comité de censure. Les animateurs du MAD avait alors invité le public à visionner le film dans la cour de l’Evêché.

Jameel Peerally, qui trouve cette situation «un peu ridicule», a décidé de collaborer pleinement avec la Police. «Je n’ai absolument rien à cacher. C’est pourquoi, j’ai décidé de remettre une copie de mon film aux responsables de l’enquête», affirme le réalisateur.

Il trouve aussi «très bizarre» l’ampleur que prend cette affaire. «J’ai fait ce film parce que la situation de la drogue devient de plus dramatique à Maurice. Il fallait que je montre cette réalité au grand public. D’ailleurs ce film, avec ma petite équipe, nous l’avons fait à nos frais et sans but lucratif. C’était juste une petite contribution au combat contre la drogue. Je trouve toute cette affaire dérangeant d’autant plus que nous sommes dans un pays supposément démocratique», s’étonne Jameel Peerally.

D’autre part, l’interdiction de la projection de ce film fera l’objet d’une question parlementaire, le mardi 6 juillet, à l’Assemblée nationale. Le député de la circonscription&nbsp No. 3 (Port Louis Maritime-Port Louis Est), Adil Ameer Meea, interrogera le Premier ministre sur les raisons de cette interdiction.

Le jeune député était présent le samedi 26 juin à la Place de la Cathédrale pour assister à&nbsp la projection du film. Il&nbsp avait alors signifié son intention de soulever au parlement l’interdiction de projeter le documentaire.


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