La migration circulaire: toujours ce même désir de découvrir de nouveaux horizons

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Dans le cadre du premier anniversaire de lexpress.mu, la rédaction d’un jour reçois ce 1er décembre des personnalités de différentes compétences. Parmi elles, Lalini Veerasamy, liaison officer à l’Organisation Internationale de migration (OIM).


Cette organisation existe depuis 1951 et son programme est commandé par les Nations Unies pour venir en aide aux pays occidentaux qui connaissent un vieillissement de la population. «L’Europe compte actuellement environ 250 millions d’habitants et ce chiffre est appelé à baisser jusqu’à 100 millions d’ici 10 ans», explique Lalini Veerasamy. La branche mauricienne existe, elle, depuis 2006. Elle est présente dans 128 pays, avec 191 bureaux répartis dans le monde.

La migration circulaire est une bonne chose pour les travailleurs non-qualifiés. Mais la question se pose de savoir si ces personnes vont rentrer à l’expiration de leurs contrats? Certes, Lalini Veerasamy évoque plusieurs raisons. Comme le climat dans les pays froids qui fait revenir ceux qui ont tenté l’aventure. Mais, on ne peut s’empêcher d’être sceptiques. Car on connaît bien ce désir d’émigrer de nombreux Mauriciens.

La migration circulaire, c’est donc l’exportation de la main d’œuvre non qualifiée vers les pays développés avec un retour au pays d’origine, selon un contrat. Jusqu’ici, l’OMI a envoyé 280 Mauriciens au Canada depuis son installation au pays. «Ce programme est toujours sous expérimentation puisque les premiers expatriés ne sont pas de retour», précise Lalini Veerasamy.

Les candidats potentiels sont principalement des jeunes, dynamiques, en bonne santé et ayant fait des études jusqu’au CPE au moins. «C’est une opportunité. Ces jeunes qui ne sont pas qualifiés, sans grands revenus et qui projettent de réussir leur vie. Il leur suffit d’être disposé à sacrifier un certain temps de leur vie. Ce programme vise surtout les plus vulnérables», ajoute la chargée de communication. «Ils sont déjà employés à Maurice par les entreprises étrangères puisque les entretiens se font par webcam, et nous prenons tout en charge sauf pour certains frais. Mais avant de partir pour le pays cible, ces jeunes bénéficient d’une formation en vue de les préparer à l’adaptation», précise-t-elle.

Cette obsession de fuir son insularité est devenue plus prononcée au fil des ans, surtout avec un monde qu’on dit globalisé. On peut comprendre les travailleurs non-qualifiés. Mais ce désir, il est tout autant présent chez les jeunes et les professionnels. Car aujourd’hui, l’argent n’est pas la seule motivation. Il y a de plus en plus un besoin de vivre et de renouveler les expériences de vie. Quant à ceux qui participent au programme de migration circulaire, on ne peut que souhaiter qu’ils réussissent leur rêve.

«L’organisation suit l’évolution de chaque candidat pendant tout leur séjour dans le pays étranger jusqu’à son retour au pays. A Maurice, il reçoit une aide financière du gouvernement pour réaliser un projet de son choix, s’il le souhaite», affirme la liason officer de l’OMI à Maurice.

Lalini Veerasamy souligne les avantages que ce programme offre au pays. «Il permet à ces jeunes de s’ouvrir à la culture d’un pays étranger. Ils y découvrent une autre façon de vivre et de penser. Et lorsqu’ils retournent à Maurice ils apportent cette nouvelle façon de voir les choses. Cela aide à changer la mentalité à Maurice».


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